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Vers un contrôle de la prolifération des panneaux publicitaires

  • Publié le 11/07/2013 à 13:08
  • Par Jennifer BRESSAN


Dès septembre, un bureau d'étude va travailler à l'élaboration d'un règlement local de publicité proposant des solutions  pour lutter contre la prolifération de la publicité extérieure dans la ville.



Depuis 2011, où a été cassé par une décision de justice le règlement local de publicité (RLP) à Brive, le maire n'est plus compétent pour instruire les demandes d'installation de panneaux publicitaires.  "Nous ne souhaitions pas que la pollution visuelle se propage dans la ville", a confié Michel Da Cunha, adjoint au maire en charge du quartier Ouest aux conseillers de quartier hier. "Malheureusement, force est de constater qu'il y en a plus aujourd'hui qu'hier."

Les choses pourraient bien changer malgré tout. "Un bureau d'étude choisi après appel d'offre va travailler à l'élaboration d'un nouveau RLP dès septembre", a indiqué Vincent Montjotin, directeur de l'urbanisme, lors du conseil de quartier Ouest hier soir (nous vous en avons parlé ici). L'objectif étant de limiter la prolifération des panneaux publicitaires, très présents en entrée de ville et aux axes stratégiques, en proposant des solutions réglementaires protectrices de l'environnement et du cadre de vie. Pour cela, le directeur a expliqué compter également sur les conseillers de quartier pour alerter la Ville car" vous connaissez le terrain autrement que nous, techniciens."

Dans ce domaine, plusieurs difficultés se posent malgré tout. "Les panneaux, annonçant les promotions, et pré-enseignes, indiquant un commerce avec une notion de distance, ne sont pas régis par le même champ d'application", a expliqué le directeur. Sans compter le manque à gagner éventuel pour les propriétaires privés qui ont des dispositifs publicitaires sur leur propriété." Reste que le but est "d'aller dans le sens du grenelle 2, soit un assainissement visuel."

Une fois le RLP adopté, il ne faut pas s'attendre à un changement radical: "Les publicistes auront deux ans pour se mettre en conformité", a ajouté Vincent Montjotin. "Et une mise en conformité ne signifie pas nécessairement la dépose des panneaux." Il peut "juste" s'agir de les décaler ou les réduire. Pour autant, le RLP, une fois élaboré, interviendra sur toutes les nouvelles demandes d'installation qui devront faire l'objet de déclaration ou d'autorisation préalables en mairie, le maire ayant alors repris, par le biais du RLP, son pouvoir de police.