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Hélier Cisterne à la rencontre des lycéens d'Arsonval

  • Publié le 19/09/2013 à 12:00
  • Par Jennifer BRESSAN


Hier matin, le réalisateur Hélier Cisterne, qui présentait en avant-première mardi au Rex, Vandal, son premier long, est allé à la rencontre des jeunes du lycée d'Arsonval en option cinéma audiovisuel (CAV). Un établissement que lui-même a fréquenté, une option qu'il a lui-même suivie et qui a été le point de départ d'une belle trajectoire.

Mardi soir, dans la salle 1 du Rex, était projeté en avant-première le premier long-métrage du Briviste Hélier Cisterne dont la sortie nationale est prévue le 9 octobre (nous vous reparlerons du film à cette occasion). Parmi les 300 personnes présentes, Adèle, en terminale option cinéma audiovisuel. Elle était aussi hier matin au premier rang pour rencontrer le jeune réalisateur venu partager dans son ancien lycée sa passion du cinéma.

Comme elle, les lycéens se sont montrés curieux: écriture du scénario, équilibre des personnages à trouver, rencontre avec les comédiens connus du film (Ramzy et Marina Foïs), financement, contraintes et autorisations, a fortiori dans ce film tourné à Strasbourg sur fond de graffitis. "Quand tu fais un film à 2 millions d'euros, tu ne peux plus te permettre d'être dans l'illégalité", a par exemple indiqué Hélier Cisterne, attitude décontractée et look d'adolescent.

Les questions, concises, des élèves, ont trouvé leurs réponses dans des interventions riches et digressives du jeune réalisateur: "C'est que tout vient de loin", s'est-il justifié. La fin de son premier long Vandal l'illustre. "Aller chercher l'émotion du spectateur ou rester dans quelque chose qui te ressemble absolument." Il a fallu choisir. Le réalisateur a tourné plusieurs fins et choisi celle qu'il trouvait la plus ouverte, qui permettait de laisser Chérif, le personnage principal, en hauteur tandis qu'on l'avait découvert dans la poussière. "Le début, l'énergie sur laquelle tu commences, et la fin sont les moments les plus durs pour moi."

Ces deux heures d'échanges se sont révélées particulièrement riches pour ces jeunes qui suivent l'option CAV: "En 3e, j'ai décidé de faire des films alors je suis venu au lycée d'Arsonval pour faire cette option cinéma. Ce qu'on apprend ici est vraiment fondamental", a souligné Hélier Cisterne. "On ne propose pas une formation professionnelle. Cette option s'intègre dans un bac général", a précisé Henry Mespoulet, un des 5 professeurs de l'option, dont le succès ne se dément pas rentrée après rentrée. "Toutes classes confondues, elle doit réunir quelque 200 lycéens cette année." Henry Mespoulet se souvient de l'élève Hélier, il y a une quinzaine d'années: "Son envie de cinéma était déjà évidente. Il n'a pas changé. Il a gardé cet enthousiasme et a su souligner l'importance du travail à fournir. Son parcours l'illustre." Une source d'inspiration pour ceux qui voudront se lancer dans les métiers du cinéma.