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Fraternité entre Brive et le Maroc

  • Publié le 04/10/2013 à 13:53
  • Par Patrick MENEYROL


Installé depuis 10 ans à Brive, Abdelaziz Saidi Alaoui n'en oublie pas pour autant ses racines. Ce commerçant, qui a pignon sur rue, a décidé de venir en aide aux habitants de son village natal. Une juste cause pour ce trentenaire, très impliqué dans le bénévolat depuis son arrivée dans la cité gaillarde.

"Vous verriez comme mon village est beau". Un cri du cœur pour Abdelaziz. Ce village, c'est Ouaoumana, dans la province de Khénifra. Une petite ville de 8.000 habitants, à mi-chemin entre Meknès et Marrakech, sur les contreforts du Moyen Atlas. Un village qui manque de tout malgré une certaine notoriété due notamment à sa production artisanale d'huile d'olive, l'une des plus réputées, et dans une moindre mesure à ses rivières où l'on pêche la truite. Des atouts qui n'empêchent pas la population, dans sa très grande majorité, d'être très pauvre.

C'est pour lui venir en aide qu'Abdelaziz est devenu représentant pour la France de l'association de la fraternité de la communauté marocaine pour le développement à Ouaoumana, l'Assfcmed. Cette dernière, qui a entre autre le soutien de Shamira Kasri, adjointe au maire en charge des affaires sociales, veut œuvrer dans le concret. La première étape fut, il y a 2 mois à peine, l'achat à un prix défiant toute concurrence d'une ambulance aux sapeurs-pompiers de Tulle. Le véhicule, 45.000 kilomètres seulement, est déjà en service à Ouaoumana où, avant lui, les habitants n'avaient aucun moyen de locomotion pour se rendre à l'hôpital ou à la maternité, distants de 50 kilomètres.

Plus récemment, c'est un autre véhicule qui est parti dans l'Atlas. Un mini-bus 18 places, acheté au Secours Populaire de Brive avec lequel travaille l'association. Il est déjà sur place aussi et va servir au ramassage scolaire des enfants qui vivent dans les campagnes autour du village et qui pour certains doivent faire jusqu'à 12 kilomètres par jour, à pied, pour se rendre à l'école. Ce bus n'est par ailleurs pas parti à vide. Le Secours Populaire y avait en effet déposé quelques colis d'aide. Des fournitures scolaires, des vêtements pour enfants, des poussettes, des baignoires pour nourrissons ou encore des béquilles et des fauteuils roulants donnés, eux, par la représentation briviste de l'association des paralysés de France.

La prochaine étape sera peut-être plus difficile à réaliser. L'Assfcmed souhaite en effet permettre à tous les habitants d'Ouaoumana d'avoir l'eau courante. C'est loin d'être le cas, et cela malgré la présence de sources et de rivières. Cette eau doit être captée et acheminée jusque dans les maisons. Une étude a déjà été demandée et réalisée. Elle a évalué le coût de cette opération entre 300 et 400.000 euros. Une somme très importante pour laquelle Abdelaziz en appelle à toutes les bonnes volontés, en terme de dons mais aussi en terme d'organisation d'évènementiels permettant de les collecter. Si ce challenge vous intéresse, vous pouvez contacter l'association au 06.44.82.14.10 ou rencontrer Abdelaziz à son magasin: GSM Monde, 46 avenue du 11 novembre.