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L'avenir des technologies vertes

  • Publié le 08/10/2013 à 08:12
  • Par Patrick MENEYROL


Le CVA, centre de valorisation agro-ressources, était inauguré hier soir. Installé dans un bâtiment de 400 mètres carrés sur le site de Brive-Laroche. Il permet la mise en place des conditions nécessaires à une véritable recherche et un développement concret en matière d'agro-ressources végétales.

Ce centre est important et porteur d'avenir. C'est un outil passerelle qui va permettre de renforcer la collaboration entre le monde de la recherche, l'université et les entreprises. Il y avait donc de nombreuses personnalités hier soir sur l'ancien aérodrome de Brive-Laroche. Derrière les anciennes installations se dresse désormais un bâtiment flambant neuf qui abrite les activités du CVA. C'est la première pierre d'un ensemble destiné à la recherche et au développement de l'économie verte, voulu par l'Agglo. Autour de Philippe Nauche, de nombreuses autorités étaient présentes, le préfet de la Corrèze, le président du conseil régional, la présidente de l'université de Limoges, le président de la chambre de commerce, ou celui de Territoires 19.

Derrière ce sigle, CVA, s'installe une structure de transfert de technologies apportant un appui technologique aux entreprises transformant des matières végétales. Son but est de mettre en place des process verts qui permettent de valoriser les agro-ressources végétales issues de la première transformation des produits agricoles, qu'il s'agisse de fruits, de légumes, de céréales, etc... Ces produits, une fois passés les laboratoires et dans les mains de techniciens et d'ingénieurs, parlent. Ils sont de véritables sources de molécules diverses qui permettent ensuite, pour certaines, de créer des produits dans des filières peu ou pas exploitées.

Le CVA permet la mise au point de procédés d'extraction et de purification de ces molécules, il sélectionne et met en œuvre de nouveaux ingrédients et additifs naturels, il optimise et contrôle les procédés de transformation. Tout cela dans le but de le transférer à des entreprises qui les développeront dans des domaines qui, pour le moment, sont à 60% la cosmétique, à 20% l'agro-alimentaire et à 20% également les biotechnologies. Actuellement, le CVA emploie 4 personnes: un responsable, 2 ingénieurs et une technicienne, mais il s'appuie sur un laboratoire de l'université de Limoges qui compte 31 enseignants chercheurs et 9 ingénieurs et techniciens. Avec le développement des procédés industriels verts, son activité devrait monter en puissance assez rapidement.