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Les acteurs de la prévention de la délinquance sont au travail

  • Publié le 14/01/2014 à 14:18
  • Par Patrick MENEYROL

Facade de la mairie


Relancé en 2008 après plusieurs années de léthargie, le Conseil local de sécurité et de prévention de la délinquance se réunissait hier soir à la mairie. Autour de la table, près de 70 acteurs qui œuvrent, ou le feront bientôt, dans ce domaine. L'occasion de faire un bilan sur les chiffres du premier semestre 2013 et de voir ensemble ce qui existe et ce qu'il faut mettre en place.


CLSPDCette assemblée plénière est le symbole de l'implication de très nombreux acteurs dans la sécurité et la prévention de la délinquance. Ils viennent de la municipalité bien sûr, mais aussi de la justice, de la police, du tissu associatif, de l'éducation nationale, des entreprises, des milieux sociaux ou encore hospitaliers. Beaucoup de monde qui, depuis l'an dernier, travaille dans la même dynamique et avec les mêmes objectifs: répondre et prévenir la délinquance. Pour être efficace, il convient de connaitre les besoins. C'est ce qui a été fait hier soir par la présentation des chiffres analysés à partir des 250 signalements qui sont remontés à la mairie lors des 6 premiers mois de 2013. Derrière ce chiffre des faits, et des lieux.

CLSPDLa géolocalisation des actes est en effet importante. Sur les 250, 101 concernent l’est, 71 l’ouest, 54 le centre et 23 le sud. Une fois connue la répartition, il convient de s’intéresser à la nature des faits signalés. Sur l’ensemble, on s’aperçoit que ce sont les nuisances qui occupent la première place. Elles représentent 48 % du total et parmi elles, 59 % concernent des nuisances sonores ou des troubles du voisinage, avec une certaine concentration de ces situations à l’intérieur même de chacune des quatre zones délimitées dans Brive. L’implication des mineurs dans ces nuisances sonores est relativement importante et représente même la majorité des cas dans certains quartiers. Viennent ensuite les détérioration de biens (28%) et notamment publics, les atteintes aux personnes (34 signalements dont 2 ont fait l'objet de poursuites), et enfin les jets de projectiles ou de pétards (1 cas seulement en 6 mois).

PolicePour faire face à ces actes, le CLSPD est une véritable boîte à outils qui permet de répondre de la manière la plus pertinente possible à chaque cas. C'est tout l'intérêt de ce travail en commun: trouver la structure qui va permettre d'apporter une solution au problème posé. Ces dernières ont été apportées en grande majorité, 77 %, directement par les services de la Ville, essentiellement les services techniques, les médiateurs des centres socioculturels et la police municipale. D’autres ont fait l’objet d’une réponse par une instance du CLSPD, notamment en rapport avec Brive habitat, les activités nocturnes ou les transports. Enfin, certains problèmes ont donné lieu à des rappels à l’ordre du maire et seulement deux cas ont dû être signalés au procureur de la République pour un traitement judiciaire.

CLSPDLe CLSPD a dégagé trois problématiques principales et, en conséquence, des actes de réflexion et de travail. Ces problèmes sont : en centre-ville, l’errance de jeunes avec un souci de prévention de la récidive. Le soutien à la parentalité et le dialogue avec les jeunes. Le problème des nuisances sonores et de troubles du voisinage qui, là aussi, met souvent en cause des mineurs ou de jeunes majeurs. Trois axes de travail sont développés. Tout d’abord, les actions en faveur de la jeunesse pour prévenir et insérer avant un basculement dans la délinquance. Elles passent par le conseil pour les droits et les devoirs des familles, par un soutien à la scolarisation et une lutte contre l’absentéisme, et bien sûr le rappel à l’ordre. Ensuite, l’amélioration de la prévention dans la lutte contre les violences faites aux femmes, contre les violences intrafamiliales, et plus généralement l’aide aux victimes, fruit d’un partenariat avec l’ARAVIC et SOS violences conjugales. Enfin, l’amélioration de la tranquillité publique par le travail en commun de toutes les structures concernées.

police muniLe dernier exemple de cette volonté commune est la convention, signée hier soir, entre le maire et le préfet, pour la coordination des polices nationale et municipale. Tout en gardant leurs prérogatives respectives, cela permettra, par un échange d’informations quotidien, l’emploi le plus pertinent possible des ressources et des agents sur le terrain et de mieux répondre ainsi aux attentes des habitants. Une réflexion est par ailleurs engagée sur d'autres réponses éventuelles. Le maire et le procureur travaillent ensemble à la mise en place de la « transaction », à savoir un travail non rémunéré, et pédagogique, au niveau de la collectivité pour demander réparation à un auteur de troubles. Le maire réfléchit également au renforcement des effectifs de la police municipale pour permettre notamment des patrouilles de nuit, mais aussi au développement de la vidéo protection dans des endroits bien ciblés. Une réflexion est aussi engagée quant à la création, en centre-ville, d’un centre socioculturel.