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Le Rex récompense ses graffeurs

  • Publié le 03/03/2014 à 09:13
  • Par Jennifer BRESSAN

ciné graff au Rex


Vendredi, Le Rex organisait un concours de graff sur le thème du cinéma, précédé de la projection de Vandal, d'Hélier Cisterne. Une quinzaine de jeunes y a participé.


graffs"Encore mal vues par beaucoup", indique Laszlo, 16 ans, participant au concours de graff, "ces inscriptions qui viennent du street art ont fait du chemin", rappelle Aurélie Devauchel qui a porté le projet du concours pour le cinéma. "Aujourd'hui, elles s'invitent même dans les musées."

C'est au Rex que le graff a été mis à l'honneur vendredi. "Il peut parler à tout le monde", poursuit-elle. Et c'était bien là l'un des enjeux de ce concours que de rassembler les publics, les âges et toucher tous les milieux sociaux. C'est aussi cette diversité que met en lumière le premier long-métrage du Briviste Hélier Cisterne, Vandal (nous vous en avions déjà parlé ici et ici) qui a obtenu le prix Louis Delluc 2013.

VandalDans ce film, Chérif, interprété par Zinédine Benchenine, est loin de se douter, en arrivant chez son oncle à Strasbourg, que son binoclard de cousin, joué par Emile Berling, apparemment bien sous tout rapport, appartient à un groupe qui œuvre sur les murs de la ville, le soir venu.

A cette diversité de public, répond également une diversité de formes. Tous différents, les 13 graffs proposés par les jeunes rivalisent d'idées, de formes, de couleurs. "Il y a un vrai travail sur la calligraphie", explique Laszlo. "Chacun a son propre alphabet. Les lettres de chaque graffeur marquent son territoire."

le juryJean-Paul Ruiz et Claude Douchet, des artistes peintres de la Région, ont regardé la sûreté du trait, l'association des couleurs et élu vainqueur le graff de Guillaume. "Il y a tout", s'émerveille Claude Douchet. "La maîtrise technique, l'harmonie des couleurs, le lien avec le thème du cinéma." Guillaume a commencé le graff il y a deux ans et à l'écouter, il n'est pas prêt de lâcher l'affaire.

graf"Une fois qu'on touche au graffiti, on n'en sort pas! On s'exprime à travers cela." Puis, comme il le rappelle: "Il y a beaucoup de lettres dans l'alphabet!" Un enthousiasme qui puisera peut-être de l'espoir dans le film d'Hélier Cisterne, "ce jeune Briviste qui a réussi à vivre son rêve", indique Aurélie Devauchel. "Ce film est là pour leur rappeler que si on a envie de créer, il faut y aller et concrétiser ce qu'on a dans la tête."Guillaume, premier prix