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Bus et collecte des ordures en débat au conseil communautaire

  • Publié le 29/04/2014 à 09:01
  • Par Patrick MENEYROL


Comptes administratifs, budgets primitifs, taxe d'enlèvement des ordures ménagères, on a beaucoup parlé chiffres et pourcentages hier soir à la salle Chadourne où se réunissait le conseil communautaire. Des comptes qui n'ont pas provoqué de vagues. En revanche, le bilan du Sirtom et la voie de bus de l'avenue de Paris ont suscité quelques débats.

Le vote des budgets primitifs 2014 et les taux d'imposition des différentes taxes ont été longs à énoncer mais leur approbation a été rapide. Pour l'un, comme pour les autres, il faut dire qu'ils avaient été préparé par la majorité précédente. Comme l'a souligné le nouveau président de conseil communautaire, "il s'agit d'un budget d'assemblage" qui reprend donc l'ensemble de ce qui avait été préparé par son prédécesseur. A ce titre, on voyait mal l'ancien président critiquer ce qu'il avait lui-même mis en place.

Le seul sujet financier qui a donné lieu à des critiques et des prises de positions divergentes a été le bilan du Sirtom en matière de collecte des ordures ménagères. La fronde est venue notamment des représentants des petites communes qui estiment que les tarifs de collecte ont beaucoup augmenté et que le service rendu n'est pas à la hauteur. bacs sirtomCertains dénoncent en effet le fait que, dans leurs communes, il n'y a toujours pas de bacs jaunes, de ramassage individuel ou suffisamment de bennes collectives. Résultat: un vote avec 2 voix contre et 19 abstentions. Même Henri Soulier, vice-président et rapporteur du dossier "finances" s'est abstenu. Pour lui, "le service rendu n'est pas en rapport avec le prix payé par l'usager quand on voit que beaucoup sont encore obligés de trimbaler leurs poubelles". Un message que Frédéric Soulier a estimé très clair pour le directeur du Sirtom. Le président de l'Agglo insistant sur le fait que l'un des grands chantiers de la mandature sera justement "d'être au plus proche des citoyens et de leurs préoccupations".

L'autre sujet de discorde est apparu lors de la lecture d'un rapport sur le développement durable. L'opposition, par la voix notamment de Philippe Nauche, a critiqué la décision de la mairie de Brive de supprimer la voie de bus de l'avenue de Paris. Selon lui, "c'est un coup porté au développement des transports en commun pour diminuer la place de la voiture en ville" et donc une mauvaise décision pour l'environnement. av de paris En réponse, Frédéric Soulier a joué la carte du pragmatisme. "Je suis bien sûr favorable aux transports en commun" a-t-il précisé "mais cette voie de bus, la plus courte de France, avait surtout pour conséquence d'interminables bouchons pour les automobilistes et des voitures pare-choc contre pare-choc n'amènent rien de bon en matière d'environnement et de santé". L'important selon lui, ce n'est pas forcément d'avoir des bus partout, mais que ceux qui circulent aient un bon taux de remplissage.

 

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