Actualités

Caillassage de bus aux Chapélies : ni banalisation ni stigmatisation

  • Publié le 21/07/2014 à 14:47
  • Par Jennifer BRESSAN

Frédéric Soulier maire de Brive et Dominique Eyssartier, maire adjoint en charge de la sécurité et de la tranquillité publique tiennent une conférence de presse suite au caillassage d'un bus dans le quartier des Chapélies


Suite au caillassage d'un bus mercredi dans le quartier des Chapélies, Frédéric Soulier, maire de Brive, a tenu en début d'après-midi une conférence de presse dans son bureau aux côtés de Dominique Eyssartier, adjointe en charge de la sécurité et de la tranquillité publique. Il a pointé l'importance de trouver un bon équilibre entre "une banalisation d'incidents graves et à répétition" et "la pénalisation des habitants du quartier qui dans l'ensemble n'y sont pour rien".

Conference de presse Chapelie 4"Depuis septembre 2013, 8 incidents ont été répertoriés, soit près d'un par mois", a commencé le maire de Brive Frédéric Soulier, "dont 3 ont provoqué des dégâts matériels. Des incidents regrettables", a-t-il tranché. Dernier événement en date, mercredi 16 juillet, un jet de pierre sur un bus a conduit le chauffeur à déposer une plainte. Avec le concours de la Ville, une enquête est en cours.

Depuis le lendemain de l'incident et aujourd'hui encore, les chauffeurs de Libeo utilisent leur droit de retrait. Le bus de la ligne 1 passe bien devant les Chapélies mais ne fait pas la boucle dans le quartier. Ainsi, "actuellement, les 4 arrêts Dautry, Chapélies, Niemen et Pompidou ne sont pas desservis", a confirmé au téléphone Jean-Philippe Germain, directeur de Transdev Brive, qui a en charge la gestion du réseau de l'Agglo. "Tant qu'une solution durable ne sera pas trouvée qui garantira la sécurité des chauffeurs et des clients, nous maintiendrons notre droit de retrait", a assuré Marc Chatras, délégué du personnel.

Frédéric Soulier maire de Brive et Dominique Eyssartier, maire adjoint en charge de la sécurité et de la tranquillité publique tiennent une conférence de presse suite au caillassage d'un bus dans le quartier des ChapéliesDe son côté, le maire de Brive comprend le discours des chauffeurs mais déclare "souhaiter la reprise du service pour la population qui, dans son ensemble, n'y est pour rien. Il ne faut pas la pénaliser. Mais si, l'enquête finie, aucun responsable n'a été désigné, je serais alors enclin à envisager un changement du tracé."

Ce que le maire de Brive déplore car "globalement, les Chapélies sont un quartier où il fait bon vivre. Ces incidents sont le fait d'une petite dizaine de jeunes âgés de 10 à 15 ans". Tandis que l'enquête suit son cours, la Ville  s'est mobilisée en collectant des informations qu'elle a fait remonter des centres sociaux, des animateurs et médiateurs... "Ce n'est pas une enquête parallèle que la Ville a menée, juste la responsabilité incombant à un élu. Etant donné que nous savions des choses, nous ne pouvions pas ne rien faire."

Frédéric Soulier a ainsi déclaré avoir reçu ce matin même les deux chauffeurs victimes d'incidents récents, ainsi que les familles d'enfants identifiés comme posant problème dans le quartier. "Je leur ai par exemple conseillé de faire fréquenter le centre Raoul Dautry à leurs enfants..." Il poursuit: "Il faut combattre les idées reçues sur les quartiers; mais il faut aussi lutter contre la banalisation de ces incidents. Ils sont graves, il ne faut pas les minimiser. Il est inacceptable que ces dégradations soient devenues le sport du mercredi après-midi..."

Dès le lendemain de l'incident, la présence de la police municipale, avec notamment des maitres chiens, a été renforcée.