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Le réparateur de mobiles Anovo en passe d'être repris par Ingram Micro

  • Publié le 09/12/2014 à 08:53
  • Par Marie Christine MALSOUTE
intro anovo

En difficultés il y a 3 ans, Anovo s’est donné, comme les mobiles qu’il répare, une seconde vie. Aujourd’hui redressée, la société fait même l’objet d’une offre d’achat d’Ingram Micro, 2e distributeur mondial de produits technologiques. Beau retournement.



visite anovo maireChez Anovo, on préfére rester discret, mais derrière l’habituelle prudence, le sourire est bien de mise. Certes, au terme d’un an de discussions, rien n’est signé. L’offre d’achat n’en est pas moins ferme et devrait être concrétisée tout début 2015. Le groupe Anovo qui dispose de 4 sites de production dont celui de Brive, rue Daniel de Cosnac, passerait donc dans le giron d’Ingram Micro.

Ce géant américain est le deuxième acteur mondial de la distribution de produits technologiques (ordinateurs, télévisions et autres jeux vidéo). Il pèse un milliard d’euros de chiffres d’affaires en France où il est surtout implanté à Lille et en région parisienne. Pas dans le Sud. Ingram opte pour une couverture géographique accrue mais aussi un choix stratégique. «On travaillait déjà pour eux en réparation, mais à la marge, pour des produits comme le BlackBerry», explique Claude-Alain Cormerais, directeur général Anovo France. «Ce qui les intéresse chez nous, c’est notre complémentarité commerciale et notre développement autour du cycle de vie des produits.»

Depuis sa reprise en 2011 par le fonds d’investissement Butler Capital Partners, l’ancien TRT s’est en effet recentré et a beaucoup investi dans la recherche et développement en direction du marché des smartphones et des tablettes. Le site briviste développe des solutions qui rallongent le cycle de vie des produits de télécommunication en leur offrant une deuxième vie. Un choix qui lui a fait retrouvé l’équilibre. «C’est l’activité décodeur qui a relancé le site avec 50.000 à 60.000 produits réparés par mois.»

anovo2Le site de Brive emploie quant à lui 300 salariés (sur plus d’un millier en France et cinq fois plus dans le monde). «Beaucoup sont issus des BTS ou bac pro du lycée Cabanis», précise le directeur du site Patrice Bredeche. Dans les rangs également, des ingénieurs, docteurs agréés Cofrac qui travaillent en chambre électromagnétique.

Anovo mise sur la création d’une cellule de recherche et développement pour «avoir un train d’avance» dans l'innovation. Elle devrait d’ailleurs déposé son premier brevet en début d’année. «Nous sommes condamnés à aller plus vite que les autres», assure le directeur national. Avec ce rachat, l’Américain s’offrirait donc une expertise reconnue ainsi que le développement interne qui lui manque. Et surtout une offre de service avec les entreprises leaders du secteur puisque dans sa partie, Anovo travaille avec les plus grands, Sony, Alcatel, Orange, SFR, LG, Amazon... Notamment Numéricable dont il est prestataire unique.

Anovo y trouverait aussi son compte. «Nous sommes dépendants de 3 à 4 clients et nous aimerions nous diversifier.» Fort de ses savoir-faire, Anovo Brive régénère également pour son compte des mobiles. «L’idée c’est de les mettre à la revente au maximum sur le territoire français grâce à des accords avec les distributeurs internet.» Avis aux amateurs.