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L'hôpital de Brive: entre objectifs remplis et défis à relever

  • Publié le 19/01/2015 à 14:16
  • Par Jennifer BRESSAN
intro voeux hopital

Croissance de l'activité et maîtrise des dépenses ont permis à l'hôpital de Brive, qui organisait vendredi sa cérémonie des vœux, de remplir ses objectifs de 2014 et de s'inscrire dans un projet d'avenir attractif. Un ancrage bienvenu dans le cadre de la mutation  profonde du système de santé à venir.

Frédéric Soulier, maire de Brive et président du conseil de surveillanceLe contexte a beau être contraint, les voyants sont au vert. "C'est le fruit de l'engagement quotidien de tous les personnels pour revoir leurs pratiques", a d'emblée salué le directeur de l'hôpital, Vincent Delivet, lors de la traditionnelle cérémonie des vœux vendredi. L'activité d'hospitalisation de l'hôpital de Brive traduit ainsi une hausse globale de 6% (+4% pour les consultations externes, + 5% pour les urgences qui enregistrent plus de 32.000 passages ou encore +13% pour le pôle d'oncologie) tandis que les durées moyennes de séjour connaissent, elles, une baisse de 5%.

Le budget total d'exploitation de 146,5 millions d'euros et l'exercice 2014 excédentaire indiquent que la situation financière de l'établissement, qui a investi 10 millions d'euros en 2014, est saine et équilibrée. "Cet impératif d'efficience dans la gestion est une ardente obligation si l'on veut construire l'avenir en investissant pour proposer une offre de soins modernes", a poursuivi le directeur, listant les principales réalisations de l'année: extension des capacités du pôle d'oncologie, modernisation des façades ou encore construction du nouveau pôle de gériatrie qui devrait ouvrir à la fin du premier trimestre 2016."

"Pôle de santé incontournable", selon le maire de Brive et président du conseil de surveillance, Frédéric Soulier, le CH de Brive a su faire les bons choix et les bons investissements." Vertueuse, la dynamique d'investissement enclenchée ne faiblira pas à l'avenir, entre le lancement du projet de construction de la nouvelle réanimation, la concrétisation du projet de transmission d'images vers le CHU de Limoges pour la neurochirurgie, le déploiement du système d'information ou encore "la poursuite du déroulement de notre projet d'établissement". En matière de qualité justement, qui fait partie intégrante de ce projet d'établissement, "nous aurons notre traditionnel rendez-vous avec la Haute autorité de santé en juin prochain pour la certification", a rappelé Vincent Delivet.

pano

Avec l'innovation et l'initiative comme cap et l'amélioration des prises en charge comme horizon, la direction souhaite s'orienter vers plus d'ambulatoire, de nouvelles synergies entre activités et l'inscription dans une dynamique de parcours de santé. C'est déjà le cas pour les personnes âgées avec l'expérimentation PAERPA ou encore pour la santé mentale et le handicap psychique avec le groupement de coopération sanitaire de moyens (on vous en a déjà parlé ici). Engagé dans la bonne logique selon le directeur de l'offre de soins et de l'autonomie, Franck d'Attoma, "l'hôpital, à travers ces initiatives, continuera à bénéficier du soutien, y compris financier, de l'ARS". Et Vincent Delivet d'ajouter: "Nous engagerons aussi un important chantier sur l'accueil et l'orientation du patient. Enfin, je souhaite que 2015 soit l'année du bouclage financier de la reconstruction de l'IFSI." Un dossier sur lequel Frédéric Soulier s'est dit confiant.

Jean-Marie Lousteau, président de la commission médicale d'établissement

Principale ombre restant au tableau, la crise de la démographie médicale, pointée cette année encore par Jean-Marie Lousteau, président de la commission médicale d'établissement, et nuancée par le député Philippe Nauche qui a indiqué qu'une "nouvelle génération de médecins s'était liée avec la plus ancienne, malgré l'imperfection des statuts". En outre, "depuis 2011, 200 emplois ont été consolidés et les personnels fidélisés", a rappelé le directeur.

L'autre grand défi que l'hôpital devra relever est celui de la mutation profonde du système de santé. "Elle implique de revoir le positionnement et le fonctionnement des établissements de santé et de repenser les stratégies à l'échelle d'un territoire. La création annoncée des groupements hospitaliers de territoire doit être une opportunité pour bâtir, avec nos partenaires corréziens voire de départements voisins, le service public hospitalier du territoire du XXIe siècle", a terminé Vincent Delivet.

Une cérémonie des vœux dans une ambiance sereine et jazzy