Actualités

140 jeunes soufflent leurs idées à 5 entreprises corréziennes

  • Publié le 20/03/2015 à 16:14
  • Par Jennifer BRESSAN
Innove en vrai1 pano ter

Toute la journée à la CCI de Corrèze à Brive, 140 jeunes des collèges et lycées du département, ainsi que ceux de l'école de design de Condé (Bordeaux), ont relevé les défis lancés par 5 entreprises du cru dans le cadre du concours "J'innove en vrai".



Innove en vrai3A 14h30, tous les travaux ont été ramassés. Les jeunes, qui planchaient sur les défis de l'innovation depuis ce matin 10h, ont à peine eu le temps de souffler une demi-heure qu'il était déjà temps de s'y remettre et de présenter leurs projets aux entreprises.

"L'idée selon laquelle les jeunes ne sont pas motivés ou ne savent pas s'investir est fausse", commence Francis Obry, président de l'association limousine des Challenges, organisateur de la première édition corrézienne du concours J'innove en vrai. "Nous voulons le démontrer. Pour cela, nous les mettons en situation réelle et les confrontons aux problématiques des entreprises."

Innove en vrai4Pour Gestuel Santé, le défi était d'offrir aux salariés un espace de récupération au sein de l'entreprise qui soit accueillant tout en respectant la confidentialité. " J'ai d'abord été surpris par l'idée", reconnaît le gérant Cédric Golfier. Comment des jeunes, inexpérimentés donc, pourraient-ils trouver les réponses à leurs questions ? "Mais c'est vrai que de ne pas être dans le cadre, d'être neutre, permet de faire émerger des idées dont nous nous privons."

Innove en vrai2C'est bien ce que le président de l'association organisatrice met en avant: "Quand ils sont arrivés ce matin, ils n'étaient au courant ni des groupes, ni des entreprises, ni des défis." Ils ont même été mélangés au sein d'équipes animées par des étudiants et coachées par des professionnels. "C'est une manière de les déstabiliser, de les faire sortir de leur cocon et, d'un autre côté, sans cadre et sans repère, ils ne se mettent ni barrière, ni limite."

Il poursuit: "On a remarqué que dans les groupes", qui réunissent des élèves de la 3e à Bac +2 de Cabanis, Arsonval, Meyssac, Objat, Larche, Edmond Perrier à Tulle, ainsi que des étudiants de l'école de gestion et de commerce de Brive, de l'université de Limoges et de l'école de design de Condé (Bordeaux), "les plus créatifs étaient les plus jeunes. Ce sont eux qui proposent les solutions les plus innovantes, atypiques et futées. Et il y a autant de propositions que de groupes, pour un seul et même défi."

Innove en vrai8Démonstration avec les travaux, mis en images par les étudiants de l'école de design, et répondant au défi lancé par Thalès. L'entreprise souhaitait impressionner ses visiteurs et rendre compte, dès l'extérieur, du savoir-faire technologique mis en œuvre dans les locaux. Qu'à cela ne tienne: une grande arche pour rendre le site visible de plus loin est née d'un côté, un aquarium avec des méduses fluorescentes de l'autre, ou encore des circuits imprimés déclinés en éléments décoratifs. Certaines propositions sont futuristes, d'autres plus réalistes et veulent tenir compte des budgets: "On ne peut pas ravaler les façades alors, au lieu de cacher certains bâtiments, on veut attirer l'œil des visiteurs vers d'autres choses", explique un jeune.

"Je suis épatée", a reconnu à chaud la représentante de Thalès. "En arrivant ce matin, jamais je n'aurais pensé découvrir des projets aussi beaux et créatifs. Le choix va être dur." Les meilleurs projets seront récompensés en fin d'après-midi. Mais le résultat de leur travail pourrait bien survivre à la fin  de cette journée des défis de l'innovation: "La première édition qui s'est déroulée à Limoges en octobre a été un succès", indique Francis Obry. "L'entreprise Legrand, impressionnée par les travaux des jeunes, nous a demandé de travailler à la protection individuelle de leurs idées", de manière à ce que ces innovateurs en herbe puissent en faire état demain. Un atout à mettre en bonne place sur un CV...

Innove en vrai1pano bis