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Il est interdit de brûler ses déchets verts…

  • Publié le 17/04/2015 à 09:14
  • Par Marie Christine MALSOUTE
Déchets verts

Les beaux jours revenus, chacun se remet au jardinage. Vous êtes nombreux à l’ignorer: il est strictement interdit de brûler les déchets verts (issus de la tonte de gazons, les feuilles et aiguilles mortes, les tailles d’arbres et d’arbuste), et ce d’ailleurs toute l’année. C’est souvent gênant pour le voisinage, ça peut être dangereux et c’est surtout très polluant et même nocif pour la santé. Qui plus est, vous encourez une contravention pouvant aller jusqu’à 450 euros. Pour prendre en compte certaines contraintes locales, le préfet de la Corrèze a toutefois adapté il y a quelques jours cette interdiction nationale.



 

Dechets vertsLa règle, c'est l'interdiction. Elle résulte d'une réglementation nationale issue du Grenelle de l'Environnement (décret du 11 juillet 2011). Sauf qu'il y a la réalité. De nombreux particuliers ont ainsi fait part à la préfecture de leurs difficultés et de leurs interrogations face à cette interdiction, notamment les propriétaires de terrains, de bois, de champs ou de vergers qui ne sont pas situés à proximité des habitations. En conséquence, et afin de prendre en compte ces contraintes locales, le préfet a décidé d’adapter cette règle par arrêté préfectoral du 7 avril 2015. Il autorise ainsi :

  • le désherbage thermique,

  • le brûlage des déchets végétaux résultant de l’obligation de débroussaillement : ces déchets sont ainsi assimilés, par cohérence, à ceux produits par les activités agricoles et forestières dont le brûlage est autorisé,

  • le brûlage des végétaux enlevés autour des étangs,

  • le brûlage des déchets végétaux produits sur des parcelles de terrain (bois, champs, vergers...) non attenantes à l’habitation ; cependant, le brûlage des déchets végétaux issus des enclos d’habitation reste interdit tout au long de l’année,

  • le brûlage pour raison prophylactique, c’est-à-dire lorsqu’il s’agit de végétaux contaminés par des parasites.


La préfecture rappelle que brûler 50 kg de déchets verts émet autant de particules que 9 800 km parcourus par une voiture diésel récente en ville, 18 400 km par une voiture à essence, ou encore 6 mois de chauffage d’une maison avec une chaudière au fuel. "Croire que le transport jusqu’à la déchetterie pollue plus que le brûlage est une idée répandue mais fausse."

Des alternatives existent. Ainsi les tontes de pelouse et les feuillages peuvent être compostés sur place. Les branchages broyés peuvent servir au paillage. Certaines collectivités prêtent des composteurs ou des broyeurs. Brive dispose également de deux déchèteries qui accueillent les déchets verts: avenue Léo-Lagrange, proche du centre-ville et rue Chaumeil à Tujac, ouvertes du lundi au samedi de 9h à 12h et de 14h à 18h. Infos sur le site sirtom-region-brive.net.