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M-Tecks et I3D jouent la synergie innovante

  • Publié le 17/03/2017 à 15:47
  • Par Marie Christine MALSOUTE


Dans le cadre de leur réseau commun Brive entreprendre, le président de l'Agglo Frédéric Soulier et la présidente de la CCI Françoise Cayre ont visité M-Tecks EAC et I3D concept, deux entreprises implantées dans la zone de l'Escudier à Donzenac qui savent allier leur culture de l'innovation pour mieux asseoir leur développement.



 

Si ici on fait de la mécanique, c'est sur une forêt d'écrans alignés dans un grand open space lumineux. Beaucoup de matière grise et de savants calculs, plans, simulations, études et autres modélisations. "Quand on dit mécanique, on pense à garagiste et camboui, l'étendue de notre secteur est grandement méconnue", déplore Fabrice Marsaleix, un des fondateurs de cette entreprise de pointe. Ici naissent des machines qui n'existaient jusque là nulle part ailleurs, spécialement conçues et adaptées au besoin formulé, que ce soit pour l'automobile, l'aéronautique, la défense, le spatial ou tout autre domaine.

M-Tecks EAC a ainsi mis au point divers robots d'inspection, des systèmes pour éclairer des pupitres dans les trains, une machine pour le nettoyage de barriques de vin, une autre pour récolter la résine sur les pins... Des produits de plus ou moins gros volume avec une récurrence très faible. "On va chercher notre croissance dans la multiplication des clients et on commence à toucher le marché international. EAC, c'est pour Engeneering and assembling company", commente Fabrice Marsaleix.

En à peine 9 ans, la structure est ainsi passée de "1,5 personnes à aujourd'hui 19 collaborateurs dont un docteur et 7 ingénieurs". Dans le même temps, M-Tecks aura connu deux déménagements. Installée depuis mars 2015 dans la zone de l'Escudier à Donzenac, la voilà déjà un peu à l'étroit dans ses 1000m2. "C'est une activité en pleine expansion avec des fortes capacités d'innovations". La grosse difficulté est d’attirer ici des gens compétents davantage attirés par les grosses agglomérations", regrette le dirigeant. "Nous recrutons à bac + 3. Nos viviers sont les stagiaires ingénieurs des grandes écoles que nous accueillons 5 à 6 mois et qui n'ont plus envie de repartir."

Bien implantée sur son territoire, l'entreprise dispose dans son environnement d'une multitude de sous-traitants de la Mécanique vallée et poursuit son développement. Elle a également ouvert un établissement secondaire à Lyon pour être plus proche d'autres potentiels clients et veut se doter de l'équivalent à Nantes. "Notre objectif est d’atteindre une quarantaine de personnes d'ici 3 à 4 ans pour aller chercher de plus gros marchés."



Augmenter progressivement le nombre de salariés fait également partie des projets de d'I3D Concept, une jeune société pleine d'avenir fondée par Jean-Baptiste Péjoine et hébergée dans les locaux de M-Tecks. Cette start up est spécialisée dans l'impression en 3 dimensions de pièces métalliques, un secteur novateur. Il s'agit d'accumuler de la matière plutôt que d'usiner, d'additionner plutôt que soustraire, d'où son appellation de "fabrication additive".

"Cette technologie change complètement la façon de fabriquer des pièces", explique le dirigeant qui souhaite la démocratiser pour des petites séries de 1000 pièces. Cette technologie novatrice n'est ainsi plus exclusivement réservée aux prototypes et offre un fort potentiel de progression dans des domaines là aussi les plus variés.

I3D Concept a démarré en 2015 avec deux personnes et une machine utilisant la technique de fusion laser sur lit de poudre. "Aujourd'hui nous sommes 4 et nous sommes en phase de levée de fonds pour pouvoir développer un parc plus conséquent de machines et conquérir de plus gros donneurs d'ordre. Les deux sociétés peuvent allier ainsi leurs compétences. Une révolution mécanique est en marche.