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Un accord trouvé avec les grévistes de la faim

  • Publié le 27/10/2009 à 17:05
  • Par Marie Christine MALSOUTE
Le maire Philippe Nauche annonçant la signature d'un accord avec les deux grévistes de la faim

"Je viens de signer il y a une heure un protocole d'accord avec les deux grévistes qui ont arrêté leur mouvement à 16h30", vient d'annoncer le député-maire Philippe Nauche lors d'un point de presse organisé dans l'heure qui a suivi.

Les deux anciens employés du Foyer des jeunes travailleurs avaient entamé cette grève de la faim il y a 26 jours, ainsi qu'une action en justice devant les Prud'hommes, afin de dénoncer leur condition de licenciement par le FJT avant que celui-ci ne soit municipalisé.



Un homme aura fini par débloquer la situation: Gaël Le Gorrec, directeur de la direction départementale du travail et de l'emploi, qui a été nommé samedi dernier médiateur dans cette affaire par le préfet de Corrèze. "Je tiens à remercier M. Le Gorrec pour son intercession décisive qui a permis la sortie de crise", a souligné le maire de Brive. "Les discussions étaient bloquées."

Le DDTE aura donc su rétablir la nécessaire confiance. "Nous proposions aux grévistes des emplois municipaux comme stagiaires qui est la porte d'entrée dans la fonction publique." "Stagiaires", un terme qui parlait autrement aux deux grévistes. Il aura fallu l'entremise d'un médiateur pour lever l'incompréhension.

"Ce protocole d'accord comprend principalement trois mesures", a listé Philippe Nauche.

  • "MM Touati et Pages sont embauchés par la mairie de Brive et mis à disposition du Centre communal d'action sociale

  • et reprendront leur emploi précédent au FJT.

  • Il ne leur a pas été demandé en contre-partie de renoncer aux poursuites contre le FJT par rapport à leur licenciement."


Sur ce dernier point, l'élu a souhaité apporter des éclaircissements: "Lors de la reprise du FJT, j'avais annoncé que la Ville reprenait les suites judiciaires. Si la justice décide d'une indemnisation, la Ville se substituera donc au FJT."

Et de préciser: "J'avais déjà proposé aux deux ex-employés du FJT de les reprendre, comme le code de travail ne nous y obligeait pas. Ils sont affectés à l'endroit où ils souhaitaient être affectés."

Ce protocole a été signé entre le maire et les deux grévistes en présence de leur avocat et du DDTE.