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Foire du livre: première page, premiers frissons

  • Publié le 06/11/2009 à 19:18
  • Par Michel DUBREUIL
grand corps malade

La première page de la foire du livre a été tournée hier soir en beauté. Le concert d'ouverture donné par Grand Corps Malade a permis à un peu plus de 1.700 spectateurs de vivre une heure et demie de bonheur, de partage et de complicité.


Mélangé, chaleureux, attentif, passionné ce public a été immédiatement à l'unisson de l'univers et de la sensibilité de Fabien Marsaud et de ses musiciens. Premiers mots, premières notes, premiers sourires, premiers frissons...

grand corps maladeDifficile de trouver mieux à l'orée de trois journées consacrées à l'écriture. "J'ai de l'encre dans la bouche, depuis j'écris à l'oral", nous prévient il. Alors les mots sont là, soigneusement choisis, assemblés pour faire surgir les sons, les images, les émotions, les univers. Grand Corps Malade connaît très exactement le prix à payer de chaque vie. Aussi tout sonne juste. Pas de pose. Quand il s'amuse avec les mots comme dans Pères et Mères, l'acrobatie verbale n'a rien d'artificielle, car toujours Fabien en revient au coeur de son art, c'est-à-dire à l'humain.

C'est cette tendresse, ce regard à la fois désabusé mais pas désespéré, cette empathie, ces sentiments évoqués mais jamais surlignés, qui font que ces textes sont reçus par chacun comme un message personnel. C'est aussi la richesse d'un univers où se mélangent histoires d'amours et d'humour, drames, colères, où se croisent des vies de tous les horizons qui créent l'universalité des mots. Grand Corps Malade aime la nuit, "ce moment d'obscurité qui met en lumière nos fissures". Il ne faut pas compter sur lui, l'amoureux d'une France cosmopolite, pour nous livrer un mode d'emploi, un ordre de route en noir et blanc. Tout ce qu'il nous dit c'est qu'il faut vivre, entre cicatrices et guérison. Le tout salué par une standing ovation et un long rappel.

Contes et comptines par Michèle BirouAprès cette superbe entrée en matière la foire du livre ouvrait ce matin ses portes. Cette première journée est traditionnellement centrée sur les jeunes lecteurs. Sous la halle Georges Brassens, Marie Antoine et Michèle Birou, du Théâtre du Cri racontaient des histoires pas si bêtes de bêtes, ainsi que des légendes venues d'Orient.

Jean-Sébastien Blanck à l'école Jules FerryA l'extérieur du périmètre de la foire, la littérature était toujours à l'honneur . 21 auteurs avaient investi écoles maternelles, primaires, collège et lycée pour rencontrer les classes brivistes. Plus de 2.500 élèves ont ainsi pu rencontrer et discuter avec Jean-Sébastien Blank, Nathalie Collon, Thomas Gornet, René Gouichoux et bien d'autres.

Philippe Nauche accueille Laure Adler à la gare.A 14 h 11 précises, le train du livre fait son entrée en gare de Brive. Le député-maire Philippe Nauche et Patricia Bordas, premier adjoint, attendent sur le quai les voyageurs littéraires. Il accueille une Laure Adler toutes lunettes dehors. La présidente de la foire du livre a inauguré son nouveau mandat en créant un salon lecture dans le dernier wagon. Une expérience partagée par Serge Joncour et Simon Liberati.

Tout le monde s'est retrouvé en fin d'après-midi à l'occasion de l'inauguration. Après le symbolique ruban coupé, un long cortège de personnalités parmi lesquelles on pouvait reconnaître François Hollande, président du Conseil général, René Teulade et Bernadette Bourzai, sénateurs, et Alain Zabulon, Préfet de la Corrèze, a visité les stands sous la conduite éclairée de Laure Adler. Quelques arrêts ont été marqués auprès notamment de David Foenkinos, et Vénus Khoury-Ghata.

Lors de l'inaugurationAprès cette longue promenade chacun s'est retrouvé à l'Espace Gazeau, où, avant de remettre officiellement le prix de la langue française à Jean-Paul Kauffmann, plusieurs intervenants ont pris la parole. Le député-maire dans un premier temps, qui a souligné "le destin évolutif" de la foire. Il a invité les visiteurs "à nourrir leur propre "musée imaginaire" en allant à la rencontre des nombreux auteurs présents. "Sur ce chemin, vous rencontrerez l'histoire, du coin de la rue, du bout de chemin de Corrèze, comme de la contrée lointaine. Vous croiserez des plumes confirmées ou en devenir, emblématiques de canons littéraires d'une grande variété". 

Pour Philippe Nauche, "tout est culture, dès lors qu'elle est portée par une exigence créatrice, je sais que de nombreuses performances d'artistes sauront toucher un public jeune et curieux, comme le concert de Grand Corps Malade."

David FroenkinosAvec son humour habituel François Hollande a salué la réussite de cette manifestation littéraire, et a rendu hommage à son créateur Jean Charbonnel: "c'était en 1981, une année que personne n'a oublié". Parmi les sujets de satisfaction, il a relevé la présence de Laure Adler , la thématique du Liban, et une importante partie médiatique. "Il y aura demain de gros mouvements de foules, avec Jacques Chirac le matin  et le président du Conseil général l'après-midi".

Laure Adler, avant de déclarer ouverte la 28e édition de la foire du livre,a rappelé qu'elle avait eu "deux très bonnes raisons" d'accepter cette présidence. "J'ai pu tout d'abord revenir dans le territoire de mon enfance, à Mauriac, où mon grand-père était paysan et ma grand-mère institutrice. Je suis très heureuse également de voir que mes parents sont présents à Brive. Enfin, je suis là pour le livre. Sans le livre je n'existerai pas, il m'a permis d'envisager le lendemain. C'est mon architecture sensorielle. Je suis avant tout une passeuse, éditrice et lectrice. On dit que le livre est en crise. Je fais partie de ceux qui pensent qu'il ne pourra jamais disparaître. Je suis heureuse d'être à Brive où se pratique le rituel du partage et de la rencontre".

Le discours de Laure Adler

 

DANS LE TRAIN DU LIVRE

 

Anne Richard à Austerlitz


 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Les cuisines du train

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Le service dans le train

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

salon lecture du train

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

laurant deutsch

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Gérard Holtz

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Laure Adler en lunettes bleues