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Forte mobilisation pour venir en aide aux sans-abris

  • Publié le 18/12/2009 à 15:00
  • Par Jennifer BRESSAN

Francis Soutric, le sous-préfet et Gérard Frappy, le chef de service en charge de l'action sociale à la DDASS.



Le niveau 2 du plan hivernal a été activé mercredi à Brive. Déclenché lorsque la température ressentie se situe entre - 5 et - 10 °C la nuit et quand elle est négative le jour, il prévoit une vigilance accrue des équipes mobiles du Samu social, des pompiers, de la police et de la gendarmerie à l'égard des sans-abris et des personnes vulnérables. Ce dispositif permet aussi et surtout l'ouverture de places d'hébergement supplémentaires. Francis Soutric, sous-préfet et les responsables de l'association de réadaptation sociale du Roc font le point sur l'accueil d'urgence.

Le Roc, accueil de nuit."Le taux d'occupation de l'hébergement d'urgence atteint 70% sur le département. Un pourcentage qui correspond à 33 places dont 12 à Brive", a commencé par rappeler Francis Soutric, hier soir, dans les locaux de l'association Le Roc, situés sur le boulevard Amiral Grivel. Aucun débordement n'est donc à déplorer pour l'heure. Le dispositif de maraudes a également été renforcé: les bénévoles de la Croix Rouge partent désormais chaque soir de la semaine à la rencontre des sans-abris. 

Le Roc, ouvert entre 17h30 et 9h le matin propose un accueil mixte. Les animaux y sont tolérés. Bien souvent, le chien est l'unique compagnon du sans-abri : " il s'agit alors de faire le choix le plus humain, et le plus pédagogique", précise Jean-Michel Bernard, le responsable de l'association. Au-delà de l'accueil et de l'hébergement, les huit travailleurs sociaux du Roc proposent une écoute : " On offre le gîte et le couvert mais aussi un diagnostic et un accompagnement vers des solutions plus pérennes", déclare Daniel Brignon, président du Roc.

L'association située boulevard Grivel.Tous les sans-abris ne rejoignent pas cette structure qui fonctionne selon des horaires et un règlement précis. "Parfois, ils ne veulent et ne peuvent plus supporter les contraintes de la vie en collectivité". Le 115 est à ce titre tout a fait primordial : "C'est la clé de voûte de tout le dispositif", affirme Gérard Frappy, chef de service de l'action sociale à la DDASS. La plate-forme départementale, située dans l'enceinte de l'association, offre une vision globale de la situation. Depuis 2008, un système de pré-décroché a été installé. Il permet de filtrer les appels polluants et confère plus d'efficacité au travail des bénévoles. "On dénombre actuellement six appels par jour pour de l'accueil et de l'hébergement", a précisé le directeur de l'association. 

"La mutualisation des moyens, effective, est vraiment appréciable, essentielle", a rappelé Gérard Frappy. Et le sous-préfet d'ajouter: " La ville est à taille humaine, et les possibilités d'accueil proportionnées avec les besoins. Cela permet d'apporter une réponse quasi chirurgicale, au cas par cas", rappelle Jean-Michel Bernard, le directeur de l'association.

Le service d'écoute téléphonique du 115 peut être appelé par tout citoyen afin de signaler une personne à la rue.