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La main tendue par l’accueil de jour

  • Publié le 18/12/2009 à 16:29
  • Par Jennifer BRESSAN
Café chaud à l'accueil de jour de la Croix Rouge.

Une vingtaine de sans-abris fréquentent quotidiennement l'accueil de jour situé au 7 de l'avenue du 11 novembre. Contrairement à certaines autres structures qui fonctionnent selon des horaires et un règlement précis, on peut ici aller et venir en toute liberté. Financé par la DDASS et porté par la Croix Rouge, l'accueil de jour offre un moment de répit et de chaleur à celles et ceux pour qui la rue est le seul domicile fixe.

Les bénévoles de l'accueil de jour.Au centre de la ville, l'accueil de jour est un lieu dans lequel les sans-abris qui ne veulent ou ne peuvent pas fréquenter les structures régies par des règles de vie collective trouvent du réconfort et de la chaleur. Des douches, une machine à laver et un sèche-linge sont aussi à leur disposition. "Ils vivent seuls et ils en prennent l'habitude. Chaque mois qui passe les éloigne un peu plus de la possibilité de réinsertion", précise Gilles Galliez, docteur à la retraite désormais bénévole à l'accueil de jour. 

Avec l'activation, mercredi 16 décembre, du niveau 2 du plan grand froid, les heures d'ouverture de cet accueil sont plus élastiques: le dévouement des bénévoles, généreux de leur temps, a permis l'ouverture de L'entrée de l'accueil de jour.la structure les après-midis et le week-end. Ils sont une dizaine à se relayer pour accueillir les sans-abris. Ils sont motivés et décidés mais l'organisation souffre quelque peu de leur trop faible effectif qu'il cherche à étoffer. Les bénévoles de l'accueil de jour, installé sur l'avenue du 11 novembre depuis fin 2006, cherchent actuellement de nouveaux locaux, plus grands. La position centrale de la structure est essentielle pour que les sans-abris puissent la fréquenter sans trop de difficulté.

Cette structure dans laquelle les sans-abris n'ont nul besoin de se justifier est précieuse. L'action des bénévoles, dévouée, l'est aussi, et pour eux "elle ne relève que de la simple humanité", termine le docteur Gilles Galliez.