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Les cheminots en grève demandent le soutien des élus

  • Publié le 13/04/2010 à 15:55
  • Par Olivier SOULIÉ
Environ 30 cheminots grévistes se sont rassemblés ce matin devant la mairie pour demander le soutien des élus

Sur un tract à destination des usagers, les cheminots CGT-UFCM / CGT-Sud Rail de Brive, en grève depuis mardi 6 avril à 20h, écrivent notamment: "les désagréments que vous subissez incombent à la direction de la SNCF qui refuse de prendre en compte les propositions des cheminots pour améliorer le service public ferroviaire". Ce matin, une trentaine de grévistes se sont rassemblés devant la mairie.

Gérard Bagnol (à droite) expliquant les revendications des grévistes CGT à Jean-Claude Farges (à gauche) et Cyril Nouhen"En six ans, 700 postes de cheminots ont été supprimés sur la région SNCF Limousin. Soit presque un "Jacob Delafon" par an!". Philippe Tillet, de la CGT cheminots, est en colère. La trentaine de grévistes rassemblés devant la mairie ce matin également. "On est au 7e jour de grève, et c'est pas par plaisir qu'on perd 7 jours de salaire!" peste l'un d'entre eux.

Les cheminots contrôleurs, conducteurs de trains et agents du FRET de Brive ont pu exposer ce matin, devant la mairie, leurs revendications à Jean-Claude Farges, vice-président de l'Agglo chargé des transports, et à Cyril Nouhen, du cabinet du maire Philippe Nauche.

Philippe Tillet s'est également exprimé

Parmi les revendications, des grands classiques que les syndicalistes remettent sur le tapis faute d'avoir vu leurs demandes prises en considération. On trouve "le manque de moyens humains et matériels et le désengagement de l'Etat qui aboutit à la dégradation des conditions de transports pour les usagers" ou encore "le manque de sécurité avec quelque 200 TER qui, depuis le début de l'année, ont circulé sans contrôleur, faute de personnel".

Rassemblement des grévistes devant la mairieSur la méthode que souhaite imposer la direction de la SNCF pour ouvrir des négociations, à savoir comme préalable que la grève cesse, les syndicalistes répondent: "on n'est plus à la maternelle et on refuse de signer un chèque en blanc". Le bras de fer est engagé.

Les "75% de conducteurs et 60% de contrôleurs grévistes" selon les syndicats souhaitent le soutien des usagers pour "se battre contre la logique de casse du service public et de profit à outrance". Car c'est bien là "l'intérêt de l'usager qui a des besoins en terme de transports, qui n'a pas forcément les moyens de prendre l'avion et qui a donc besoin de gares avec du personnel plutôt que des guichets automatiques, d'une évolution des offres sur l'axe POLT pour désenclaver la région et que soit assuré l'avenir du site ferroviaire de Brive".

Un tract expliquant les raisons du mouvement de grève a été écrit à destination des usagers"Notre député-maire a récemment posé, à juste titre, une question au gouvernement sur la fermeture de Jacob Delafon. On attend qu'il porte nos revendications au plus haut niveau." La demande du secrétaire général CGT des cheminots de Brive Gérard Bagnol a été entendue puisque Jean-Claude Farges a d'ores et déjà annoncé que Philippe Nauche poserait une question écrite au gouvernement. Les revendications liées au TER seront également transmises à la Région.

En attendant, Gérard Bagnol prévient: "On parle beaucoup de France télécom. Mais à Brive, au FRET par exemple, certains sont au plus mal. La direction de la SNCF est en train de construire un nouveau drame sanitaire!"

Lors de deux assemblées générales distinctes qui viennent de se terminer, les conducteurs et les contrôleurs ont voté la reconduction de la grève à une écrasante majorité jusqu'aux prochaines AG de demain en fin de matinée. Vers midi, les grévistes seront reçus à la sous-préfecture.

Rassemblement des cheminots en grève devant la mairie ce matin