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La danse fait jazzer !

  • Publié le 15/04/2010 à 12:36
  • Par Jennifer BRESSAN


Par-delà la musique doucement jazzy, la voix de Thierry Boyer flotte dans la salle de danse du conservatoire. Il marque le tempo. "Et un, et deux, et trois, la spirale!" Derrière le chorégraphe, face au miroir, plusieurs danseuses profitent de leurs vacances scolaires pour suivre un stage de danse jazz de trois jours, proposé par le conservatoire. Il se poursuit jusqu'à demain et il est ouvert à tous. 



Les danseuses en sont encore à l'échauffement et les corps, qui commencent pourtant juste à se mouvoir, révèlent déjà une grâce et une harmonie étonnantes. "On commence le cours en développant les fondamentaux de la danse. On travaille ensuite sur les éléments techniques puis sur un enchaînement", explique Thierry Boyer, ancien danseur formé à l'école Maurice Béjart de Bruxelles, responsable pédagogique au Centre régional d'éducation populaire et de sport de Montpellier et enseignant au conservatoire d'Avignon. 

"La danse jazz est une énergie particulière", avance Catherine Dumont, qui enseigne la danse jazz au conservatoire de Brive. "Elle regroupe plusieurs états de corps", ajoute Thierry Boyer, du dynamisme au relâchement, de l'amplitude au resserrement. "Appréciez le moment du relâché", conseille l'intervenant. "Le danseur est comme un chat. Travaillez aussi sur votre talon pour entrer dans le sol, avec moelleux." 

"Ces stages sont un support pédagogique très important pour les danseuses", affirme Catherine Dumont. "Il est essentiel que les filles puissent travailler avec d'autres professeurs, d'autres chorégraphes, surtout en ce qui concerne le jazz car c'est une danse intimement liée à la personnalité de l'enseignant. C'est une force pour les danseuses d'être confrontées à des sensibilités différentes." C'est pour cela que, depuis plusieurs années, de nombreux stages sont organisés au conservatoire. A Brive, trois stages, ouverts à tous, sont organisés chaque année: en classique, contemporain et jazz. C'est en ce moment le dernier de la saison. Mais ils reprendront dès la rentrée de septembre. 

La danse exige beaucoup de sacrifices. Les filles, en 2e cycle, s'entraînent plus de quatre fois par semaine, rien qu'en jazz et la plupart font en plus du classique. "Danser est, pour moi, une nécessité", confie Thierry Boyer. "C'est ma vie". Il y a également de grandes chances pour que ça devienne la vie de deux jeunes danseuses du conservatoire de Brive, présentes à ce stage, puisqu'elles s'apprêtent à intégrer une école supérieure de danse à la rentrée. On leur souhaite de trouver leur bonne étoile...