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Les CM2 de l’école Louis Pons proposent une loi

  • Publié le 10/05/2010 à 14:56
  • Par Marie Christine MALSOUTE
Le député Philippe Nauche fait essayer son écharpe au jeune député CamilleLe 5 juin prochain, Camille, élu par ses camarades de CM2 à l'école Louis Pons, siègera à l'Assemblée nationale. Sa classe a en effet été retenue pour participer au 16e parlement des enfants. Très pragmatiques, les élèves y proposent une loi sur la sécurité dans les ramassages scolaires.

Cet après-midi, les élèves ont rencontré le député Philippe Nauche et le sénateur René Teulade qu'ils ont longuement questionné pour mieux connaître les arcanes du travail parlementaire. Le député a d'ailleurs revêtu son homologue junior de sa propre écharpe tricolore, bien trop grande, mais très solennelle. Un après-midi citoyen!



La classe de CM2 de l'école Louis Pons ont réçu les deux parlementaires et leurs suppléantesParmi leurs trois idées qui ont germé au sein de la classe, les CM2 auront finalement retenu celle portant sur la sécurité des enfants dans le bus. Leur solution: la présence d'un adulte accompagnateur dans le bus pour apporter calme et sécurité pendant le trajet, veillant à ce que chacun soit bien attaché, aidant les uns, tempérant les débordements des autres... Et les enfants ont bien étudié la question, jugeant que l'adulte, qu'il soit de la vie scolaire ou ATSEM, soit titulaire d'un diplôme de premiers secours.

bleu blanc rougeC'est cette proposition de loi que Camille, élu député junior par ses pairs, devra défendre le 5 juin prochain à l'Assemblée nationale au 16e parlement des enfants. Neuf écoles de l'académie prétendaient y participer, deux ont été retenues, à Brive et Bort-les-orgues. Le 5 juin prochain, Camille ou à défaut son suppléant Hugo, devra tout tenter pour faire retenir la proposition de sa classe parmi les trois qui seront mises en débat l'après-midi dans l'hémicycle.

 doigts levés

En attendant, cet après-midi, les CM2 ont reçu dans leur salle de classe le député-maire Philippe Nauche, le sénateur-maire René Teulade, et leurs suppléantes respectives Shamira Kasri et Marie-Laure Suau. L'occasion pour les élèves de remercier les visiteurs de vive voix pour leur avoir accorder des subventions afin que toute la classe puisse passer une journée à Paris. "Sans ces subventions, nous n'aurions pas pu partir", témoigne leur maîtresse Hélène Bourgès. Un aller-retour dans la journée (départ 7h, retour minuit), planifié pour le 14 juin avec un programme chargé: "Pique-nique au jardin des plantes, visite de l'Assemblée nationale, bateau-mouche sur la Seine, visite de Notre-Dame, goûter aux jardins des Tuileries", a détaillé un des élèves.

Le député-maire Philippe Nauche interrogé par les enfants de CM2Comme une musique bien orchestrée, les élèves se sont relayés pour présenter le travail qu'ils ont effectué, avant de passer aux questions orales aux parlementaires. "Que pensez-vous de notre loi? A-t-elle des chances d'être retenue? Est-ce que c'est difficile d'être député ou sénateur et de convaincre? Avez-vous déjà fait une proposition de loi? Votre emploi du temps est-il chargé? Combien de temps avez-vous pour parler à la tribune de l'orateur..."

Cloé, Axel, Pierre-Loup... les 25 enfants avaient tous bien préparé le sujet et n'ont pas hésité à aborder un registre plus personnel. "Etes vous plus souvent à Paris qu'en Corrèze? Comment choisissez-vous vos attachés parlementaires? Continuez-vous à exercer votre métier? Avez-vous des passions? Est-ce que vos parents étaient dans la politique? Etes-vous reconnus dans la rue? Aviez-vous envie d'être élu à notre âge?..."

Le sénateur René Teulade et le député Philippe Nauche répondant au feu nourri de questionsUne question qui leur a d'ailleurs été retournée par les deux parlementaires. Et surprise, quatre bras se sont dressés avec fermeté dans la classe. "Est-ce que vous rêvez que vos enfants fassent la même chose que vous?", a aussitôt relancé un élève. "La même chose, pas nécessairement, mais qu'ils s'engagent dans la politique, l'associatif, l'humanitaire ou le syndical, oui, pourquoi pas. Mais ils feront bien ce qu'ils voudront."

L'échange aura duré presque une heure. Les élèves ont poursuivi leur travail d'éducation civique en testant leurs connaissances à partir du jeu "En route vers l'Elysée" créé aussi par des enfants, ceux du Centre Jacques Cartier à Tujac.

Une classe très motivée par sa proposition de loi