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« Le prix bas a un coût »

  • Publié le 14/05/2010 à 09:57
  • Par Jennifer BRESSAN
Gilberte Catalifaud et Marie-Paul Salvador, correspondante au collectif localLe collectif Ethique sur l'étiquette organise, avec le soutien de la Ville, une conférence-débat mardi 18 mai, à 18h30 à la salle d'honneur de la mairie. Pour des caddies éthiques et équitables sera le thème de cette soirée animée par Nayla Ajaltouni, coordinatrice du collectif national. En question, la défense des droits de l'homme au travail dans le monde. "La tâche est immense, nous n'en sommes qu'au commencement, à la sensibilisation", affirme Marie-Paule Salvador, correspondante au collectif local.



Gilberte Catalifaud"Pour nous, le produit éthique n'existe pas encore", lance Gilberte Catalifaud, correspondante au collectif local. "C'est différent de l'équitable. Aujourd'hui, les gens veulent du bio. C'est dans l'air du temps. Mais on n'exige pas encore la qualité sociale, c'est-à-dire la rémunération juste du producteur. Or le prix bas a un coût".

Ce collectif qui regroupe aujourd'hui une vingtaine d'associations de solidarité internationale agit en faveur du respect des droits fondamentaux au travail, soit notamment l'interdiction du travail forcé, la non exploitation des enfants, le respect d'un salaire minimum vital et la santé et la sécurité au travail.

Marie Paul SalvadorLeurs armes ? Les pétitions, le soutien aux associations et l'achat de produits bio, autant que possible. "La signature de pétitions peut paraître dérisoire mais c'est très important, et c'est une forme de pression qui a fait ses preuves", assurent les correspondantes. "Pourtant, le réflexe pétitionnaire, on ne l'a pas encore acquis comme l'élan du cœur", affirme Gilberte Catalifaud. "Quant au boycott, ça doit être le dernier recours car il est très dangereux pour les travailleurs", rappelle-t-elle.

Si aujourd'hui l'équitable pousse en douceur, il reste encore à semer les graines de l'éthique. "Nous souhaitons arriver à un label de bonne qualité sociale". La conférence de mardi 18 mai, qui présentera la campagne "Droits de travailleurs... Liquidation totale" s'inscrira dans cette démarche, ce combat où tout reste encore à faire, ou presque. A la salle d'honneur de la mairie. Entre libre et gratuite.