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Pour plus d’éthique sur l’étiquette

  • Publié le 19/05/2010 à 13:30
  • Par Olivier SOULIÉ
Le public lors de la conférence

Nayla Ajaltouni était hier soir à Brive. Elle est la coordinatrice nationale du collectif Ethique sur l'étiquette. Invitée par l'antenne corrézienne du collectif et la municipalité, elle a évoqué, lors d'une conférence, le droit des travailleurs dans le monde et a prôné "des caddies éthiques et équitables" dans les grandes surfaces.

Nayla Ajaltouni"Droit des travailleurs... liquidation totale?", c'est ainsi que se nomme la dernière campagne du collectif Ethique sur l'étiquette. La coordinatrice nationale Nayla Ajaltouni a expliqué hier soir, dans la salle d'honneur de la mairie, en quoi elle consistait. En l'occurrence, il s'agit de se questionner sur les produits vendus à prix cassés dans certaines grandes surfaces.

Accueil par Patricia BordasPar exemple, deux jeans à 15 euros, c'est certes une bonne affaire pour le consommateur. Mais ça implique peut-être que ces produits là ont été conçus dans des conditions peu respectueuses du droit des travailleurs. Chez certains fournisseurs, on trouve en effet des salaires de misère, des heures supplémentaires obligatoires et non payées, l'interdiction des organisations syndicales, etc.

Ethique sur l'étiquette interpelle les grandes enseignes françaises de distribution et leur demande:

  • de garantir le versement d’un salaire vital et le respect du droit d’organisation et de négociation collective dans les usines de leurs fournisseurs,

  • d'assurer une information du consommateur sur les conditions d’élaboration de leurs produits textiles.


Avant d'informer sur cette campagne mais aussi sur l'histoire du collectif né en 1995, la coordinatrice s'était félicitée de voir "les efforts de la municipalité en matière d'éthique". Des "premières pierres" que Patricia Bordas, 1er adjoint au maire, en ouverture de la conférence, avait décrites, citant par exemple "les outils promotionnels de la Ville, de type t-shirts, casquettes, stylos ou carnets" qui bénéficient en amont, chez les fournisseurs, d'un système d'évaluation de l'impact écologique et social de leur confection. Avec le temps, cet esprit développement durable prendra encore plus d'ampleur, au sein des services municipaux mais aussi, espérons-le, des foyers de Brive et des alentours.

Les représentants du collectif de la Corrèze écoutent la coordinatrice nationale