Actualités

La FCPE tient son 64e congrès national à Brive

  • Publié le 22/05/2010 à 10:57
  • Par Olivier SOULIÉ
Ce matin, à l'espace des Trois provincesLe 64e congrès national de la Fédération des conseils de parents d'élèves (FCPE) s'est ouvert ce matin à l'espace des Trois provinces. Il durera jusqu'à lundi. Il sera l'occasion, pour quelque 450 congréssistes, de travailler la feuille de route qu'ils suivront dans l'année qui vient. Avec toujours, pour principal objectif, la défense de l'élève au cœur d'un service public de l'éducation efficace.

Jacques Bertrand, président du comité de la CorrezeC'est dans une ambiance détendue que s'est ouvert ce matin, aux Trois provinces, le 64e congrès national de la FCPE. Le président du comité départemental de la Corrèze, Jacques Bertrand, a immédiatement déridé l'assistance lors d'un discours d'accueil fort sympathique. Ont suivi les interventions de Philippe Nauche, maire de Brive, de François Hollande, président du Conseil général de la Corrèze et de Gérard Vandenbroucke, 1er vice-président du Conseil régional.

Jean-Jacques Hazan, président national de la FCPEPuis ce fut au tour du président national de la FCPE, Jean-Jacques Hazan, de faire face au micro et aux représentants de l'ensemble des conseils départementaux. Il a repris, entre autres, les propos qu'il avait tenus lors de la conférence de presse de présentation du congrès en mars dernier en mairie de Brive. Et a avant tout motivé les troupes. "Mieux vaut agir que réagir", lance-t-il, "et nous devons continuer à avancer sans craindre la machine à baffes du gouvernement."

Philippe NaucheRappelant l'importance de l'action de la FCPE sur le retour désormais préconisé à un système de rythme scolaire à quatre jours et demi, "un virage à 180° du gouvernement dont nous souhaitons voir les effets au plus vite", Jean-Jacques Hazan est revenu sur les remplacements des enseignants "dès la 1ère heure" pour "assurer la continuité du service public". Et, pour montrer du doigt ce qui ne va pas, il n'hésite pas à utiliser des méthodes originales et visiblement efficaces comme "ouyapascours", qui permet aux parents d'élèves de signaler les établissements où les enseignants ne sont pas remplacés. "On a foutu un beau bordel avec ça", s'est amusé le président. "Mais ça permet de mettre le sujet sur le tapis, et c'est ça qui est important."

Le publicS'il est un sujet qui chagrine, voire qui révolte, Jean-Jacques Hazan et les adhérents de la FCPE, mais également les responsables politiques présents à l'inauguration, c'est bien celui des suppressions de postes dans l'éducation nationale. Et le numéro 1 de la FCPE va alors illustrer le coût d'un poste d'enseignants d'une étonnante manière, en marquant les esprits: "Un joueur de l'équipe de France de foot, ça coûte 300 postes d'enseignants. Les 23 qui partiront bientôt en Afrique du Sud, ça fait plus de 6.000 postes. Une société qui a pour outil principal de promotion sociale le football est une société qui a vraiment un problème!"



Après les discours, est arrivée l'heure de se mettre au travail. Durant deux jours et demi, de nombreux sujets, qui donneront le "la" des actions menées jusqu'au prochain congrès, seront abordés en ateliers: futur projet éducatif de la FCPE, défi de la coéducation avec les parents associés, le représentant des parents est-il figurant ou acteur, le numérique à l'école, les contenus scolaires, comment élever le niveau de formation des générations futures, etc.

Un week-end à réfléchir, comme l'indique le thème du 64e congrès, à rendre meilleur "l'avenir au cœur de l'école publique, juste et solidaire".

Gérard Vandenbroucke

François Hollande

Jacques Bertrans