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Deshors : « Il faut obtenir un engagement de l’Etat », Philippe Nauche

  • Publié le 04/09/2010 à 11:39
  • Par Jean René LAVERGNE
Une délégation de salariés de chez Deshors et Mecalim reçue par le Député-Maire Phlippe NaucheCe matin, une délégation de salariés de chez Deshors a été reçue par Philippe Nauche à la mairie. L'occasion une fois de plus pour les salariés de dire leur hostilité au plan social qui prévoit la suppression de 48 emplois d'où la nécessité selon eux de s'appuyer sur leur plan de relance et de suspendre la vague de licenciements.

Cette  réunion pour faire le point au terme d'une semaine agitée s'est tenue dans un climat serein. Les salariés de chez Deshors ont dit à nouveau à Philippe Nauche qu'à leurs yeux il était encore possible d'éviter ce plan social et qu'ils étaient en mesure de relever le défi industriel. "Nous sommes des professionnels, on ne veut pas passer notre temps à appuyer sur des boutons, on sait faire des pièces compliquées", a souligné Jean-Philippe Mandon, responsable syndical. Pour sa part Philippe Nauche souhaite que l'Etat assure et assume ses responsabilités: "L'action la plus immédiate doit porter sur l'Etat et la SNECMA. Une telle position d'une entreprise qui a 30% de fonds publics, est inacceptable".La délégation reçue par le Député-Maire Philippe Nauche


Les salariés ont par ailleurs fait part à Philippe Nauche qu'ils souhaitaient avoir des représentants lors de la réunion de jeudi prochain qui doit se tenir à Limoges, à l'hôtel de Région. Jeudi s'annonce comme une journée intense pour les "Deshors" qui rencontreront aussi Hervé Morin, lors de sa venue à Brive. L'heure de l'entrevue n'est pas encore fixée.

Mecalin  et Deshors dans le même bateau ?



Ce matin, lors de cette rencontre avec Philippe Nauche, des salariés de Mécalim dont l'usine appartient au même groupe que la société Deshors, ont exprimé leurs inquiétudes. "Nous suivons le même chemin que Deshors, la charge de travail diminue, certains secteurs de la production sont touchés par le chômage partiel et ne travaillent que deux jours par semaine", a précisé un responsable syndical. Dans les jours à venir, les salariés vont lancer un droit d'alerte.

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