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Retraites : la mobilisation toujours aussi forte

  • Publié le 23/09/2010 à 13:49
  • Par Jean René LAVERGNE


Les manifestations se succèdent contre ce texte de loi sur la réforme des retraites. Premier constat, la mobilisation ne faiblit pas. Selon les syndicats, elle aurait même tendance à s'amplifier. Ce qui est sûr, à Brive, ils étaient encore une bonne dizaine de milliers.

Interminable une fois encore ce cortège qui a envahi les boulevards avant de remonter sur la gare pour plonger sur la place de la mairie. Une manifestation, une de plus pour dénoncer ce projet de réforme des retraites et les nouvelles fameuses bornes d'âge repoussées jusqu'à 62 ans. Ce matin, à gorges déployées, les slogans hostiles à cette réforme ont été repris en chœur par ces manifestants venus d'horizons professionnels divers. Des slogans mais aussi des affichettes brandies à bout de bras libellées avec le sens de la formule: "Les riches sont solidaires, organisés, mobilisés, alors faisons comme eux, mobilisons nous''. On pouvait encore lire au hasard par exemple: "La retraite, c'est comme l'horizon. Plus on avance, plus elle recule''.

Ce n'est pas une surprise, la fonction publique est fortement représentée, mais des salariés du secteur privé sont venus en nombre. Dans ce cortège coloré, bruyant, un jeune couple se tient par la main. Murielle est enceinte, elle passe sa main sur son ventre légèrement arrondi: "C'est aussi pour notre futur bébé que nous manifestons, nous partirons à 65 ans, lui je n'ai pas envie qu'il travaille jusqu'à 70 ans", explique la future maman. Les raisons de manifester sont plurielles. Les Deshors sont là. Sur une camionnette, ils ont juché le logo de la société, c'est un peu leur trésor de guerre, maigre butin mais pour eux la démarche est forte en symboles. "Nous ne lâcherons rien, nous voulons une réunion avec le ministère de l'Industrie", dit un syndicaliste souriant mais agacé.

Un camion sono "balance" le temps des cerises, la tête du cortège marque un temps d'arrêt: "Nous allons trop vite, il faut resserrer les rangs", dit un cégétiste qui doit avoir une longue expérience de manifestations. Une légère pause pour repartir de l'avant avec le secret espoir que cette nouvelle mobilisation finira par peser, c'est en tout cas le message qu'a souhaité faire passer René Peyrical, le patron de la CGT dans le département, lorsqu'il s'est adressé aux manifestants: "Rien est inéluctable, restons mobilisés, on va gagner".

La camionnette bleue de la CGT à bout de souffle



Certains y verront un signe, au moment le plus fort de la manifestation, la camionnette bleue de la CGT a donné des signes de faiblesse à tel point qu'elle a du être stationnée en urgence sur le trottoir. "Un problème d'alimentation", dit le conducteur. Après une réparation de fortune la vieille camionnette a repris la route.