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Quand l’humanité a fait un pas vers un monde plus juste

  • Publié le 13/12/2010 à 10:01
  • Par Jennifer BRESSAN

Cérémonie de commémoration de la Déclaration universelle des droits de l'homme de 1948


Vendredi dernier, dans les jardins du centre d'études et musée Edmond Michelet, s'est déroulée la cérémonie de commémoration en l'honneur de l'adoption, le 10 décembre 1948, de la Déclaration universelle des droits de l'homme. Un texte qui n'a qu'une valeur déclarative, valeur que nombreux pays ne partagent toujours pas. L'exposition sur la violation des droits de l'homme, proposée par Amnesty international et qui se tient jusqu'au 15 décembre à Michelet, en constitue le triste exemple.



Discours inaugural de Marie-Odile SourzatC'était cette année le 62e anniversaire de la déclaration universelle des droits de l'homme adoptée à Paris, au Palais de Chaillot, le 10 décembre 1948 par l'Assemblée générale des Nations unies. "Il est un temps particulier où le destin frappe à la porte de l'histoire", a déclaré Marie-Odile Sourzat, conseillère municipale déléguée aux monuments historiques et au patrimoine. Directement inspiré de la Déclaration des droits de l'homme et du citoyen de 1789, ce texte énonce les droits fondamentaux de l'individu, leur reconnaissance et leur respect par la loi.

Exposition de portraits proposés par Amnesty International, exposés au musée Edmond MicheletDevant une quarantaine de personnes réunissant public, élus et membres d'associations, la cérémonie s'est déroulée pour la 12e année consécutive devant la stèle érigée dans les jardins du centre d'études et musée Edmond-Michelet, en 1998, en l'honneur du cinquantième anniversaire de cette déclaration. Une action scellant la naissance du collectif du 10 décembre, organisateur de la commémoration. Il réunit différentes associations parmi lesquelles Amnesty international, la Ligue des droits de l’homme, Citoyens du monde, les Compagnons de la fraternité Edmond Michelet ou encore Handicap international et Avocats sans frontière. "Cette cérémonie de commémoration n'est pas qu'un vœu pieux mais une perspective. La Ville va s'engager pour assurer sa pérennité", a annoncé l'élue.

Dépôt de gerbeCette déclaration comprend 30 articles, 30 droits fondamentaux. Ce sont les articles 13 (sur la libre-circulation) et 14 (sur le droit d'asile) qui ont été mis en avant durant la cérémonie. A travers le monde, c'est le texte le plus traduit au monde. Mais ce n'est pas le plus appliqué. Pour s'en convaincre, il suffit de finir d'entrer dans le centre d'études et musée Edmond Michelet qui expose des photographies proposées par Amnesty International. Une série de portraits d'hommes et de femmes assassinés, enlevés, torturés en fédération de Russie. La cérémonie s'est terminée par un dépôt de gerbe et le respect d'une minute de silence "en mémoire de tous ceux qui sont tombés pour accéder à ces droits ou les défendre", a terminé Marie-Odile Sourzat.

Hommage à tous ces hommes et femmes assassinés, torturés, emprisonnés en fédération de Russie