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Au c(h)oeur de Tchikidan

  • Publié le 22/03/2011 à 15:45
  • Par brivemag.fr

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Tchikidan, c’est LE spectacle de l’année pour 1000 enfants de Brive et Malemort ainsi que pour les élèves du conservatoire de Brive. Tchikidan, c’est du rêve et de l’aventure. Reportage avec les acteurs de ce projet.



Un texte signé Aurélie, Perle, Emilie, Nathan et Zakaria. Photos de Nora. Deuxième groupe de journalistes en herbe de l’école Saint Germain à qui nous avons ouvert cette semaine les colonnes de notre blog dans le cadre de la semaine de la presse à l’école. Rendez-vous jeudi pour le prochain article.




Tchikidan"Tchikidan, c’est une suite vocale pour chœur d’enfants accompagné d’un orchestre symphonique", explique Chantal Saint-Paul, professeur de musique formée pour intervenir dans les écoles. Le compositeur, Etienne Perruchon, a écrit la suite de Dogora, spectacle présenté il y a deux ans à Brive. La particularité de cette suite? Les chants sont écrits dans une langue inventée parlée par un peuple lui aussi inventé. On raconte que Tchikidan était le nom d’une grande fête annuelle dogorienne où les enfants avaient tous les droits. Ce qui est difficile pour les enfants chanteurs, âgés de 8 à 11 ans, c’est justement d’apprendre cette langue. Clémence aime bien cette langue imaginaire où il faut rouler les « r » et prononcer les « ch » comme la « jota » espagnole.


Une langue imaginaire




"La première fois que j’ai entendu un chant dogorien, j’étais mort de rire", avoue Zakaria. "C'était bizarre, on n’y comprenait rien!", ajoute Emilie. "Pour le rythme, ça me faisait penser à Harry Potter", précise Nora. Nathan explique: "Au début, on apprenait un chant par semaine et on s’entraînait à la maison et à l’école. Maintenant on est capable d’en apprendre deux par semaine". Clémence confirme: "Quand il y a le CD et les paroles, j’y arrive, mais, sans, je n’y arrive pas". Car le temps presse et il faut connaître les 15 chants par cœur! "C’est difficile de faire apprendre cette œuvre aux élèves: beaucoup de chants, langue intraduisible, apprendre à chanter à deux voix", constate Chantal Saint-Paul. Le professeur intervient 45 minutes par semaine dans chaque classe (elle en suit 14 à Brive, ce qui représente environ 300 élèves). Certains élèves se demandent s’ils auront assez de temps pour tout apprendre. Chantal Saint-Paul est confiante mais il ne faut pas se reposer sur ses lauriers! Pour les musiciens, qui sont élèves du conservatoire, "tout comme les chanteurs, ils doivent travailler leurs partitions".


révisionDeux concerts auront lieu les 21 et 22 mai à l’Espace des Trois provinces. Perle y sera: "Je n’ai pas fait tout ce travail pour rien!". Il reste juste deux mois. Le 4 avril, les élèves dirigés par Chantal Saint-Paul et venant de plusieurs écoles se retrouveront pour une première répétition commune. Les élèves espèrent pouvoir rencontrer Etienne Perruchon au moment du concert. "Ce serait un honneur", s’exclame Nathan. Nora, elle aimerait bien savoir d’où lui est venue cette drôle d’idée d’inventer le dogorien! En attendant, les élèves ont encore un chant à apprendre: Tchâkatoumia (le chant de la colère). Ils vous donnent rendez-vous le 21 mai 2011. Dernier conseil de Zakaria : "Venez nombreux, amenez vos amis, ce sera extraordinairement bien!"


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