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Enseignants et parents unis dans la lutte

  • Publié le 05/04/2011 à 13:40
  • Par Olivier SOULIÉ
Représentants des syndicats et des parents d'élèves

"N'envoyez pas vos enfants à l'école vendredi 8 avril", tel est le message fort qu'une intersyndicale FSU, UNSA, CFDT, CGT et Sud, plus les parents d'élèves de la FCPE, souhaite faire entendre le plus largement possible. Une journée "éducation morte" pour lutter contre les suppressions de postes dans l'Education nationale.

L'intersyndicale FSU, UNSA, CFDT, CGT et Sud, et les parents d'élèves de la FCPE ont décidé de "lutter ensemble contre les suppressions de postes dans l'Education nationale, les fermetures de classes et d'options, les réductions de moyens de toutes sortes, qui vont gravement compromettre la scolarisation de nos enfants et leurs chances de réussite dans les études."

Appel à la manifestation par les syndicalistes et les parents d'élèves

Sur l'ensemble du département, la grogne gagne du terrain. A Brive par exemple, on a vu des opérations "établissements morts" à d'Arsonval, Cabanis, Marie-Curie ou encore Lucie-Aubrac. Désormais, il s'agit, pour l'intersyndicale, de "fédérer et d'exiger d'être entendus par l'inspecteur d'académie, le recteur, le préfet, le ministre, pour leur demander de revoir leur copie dans le sens de la restitution des postes fermés dans nos écoles et établissements."

Alors que va débuter aujourd'hui à 17h une réunion avec l'inspecteur d'académie dans le cadre des discussions préalables obligatoires avant tout mouvement de grève, les syndicalistes et les parents appellent déjà à un large rassemblement vendredi 8 avril à 15h devant la préfecture de Tulle. "Pas un enfant ne doit aller à l'école ce jour là, de la maternelle aux lycées. Et pas un enseignant ne doit se rendre au travail. Il faut un maximum de personnes devant la préfecture où se tiendra, au même moment, la réunion du Conseil départemental de l'Education nationale qui va acter les suppressions de postes et les fermetures de classes pour la rentrée prochaine."

En Corrèze, dans le 1er degré, les syndicats évoquent "25 fermetures de classes pour seulement 6 ouvertures de postes, ce qui est du jamais vu! Et qu'on ne vienne pas nous dire que c'est à cause de la baisse démographique car, même s'il y a une légère baisse en Corrèze, ça n'est pas partout pareil et, pourtant, il y a plus de classes fermées qu'ouvertes dans toutes les académies françaises, exception faite pour la Guyane."

"Côté lycées, on s'attend à 23 postes en moins, et, dans les collèges, on devrait être à 13,5 postes. Sans oublier les 4,5 postes en moins dans les Centres de documentation et d'orientation." Face à une "vague de fermetures d'une grande violence qui va sérieusement dégrader la qualité de l'enseignement", parents et syndicalistes entendent "mettre en commun tous les mécontentements" et annoncent déjà d'autres mobilisations afin que soit mis en place "un collectif budgétaire comme ça a été fait pour les banques, car l'éducation doit être une priorité".