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Où en est-on du traitement du cancer à l’hôpital de Brive ?

  • Publié le 18/04/2011 à 07:58
  • Par Jennifer BRESSAN
Sandrine Berger, directrice adjointe en charge des équipements et des travaux et Bernard Leduc, chef du pôle de cancérologieUn an tout juste après l'acquisition du nouvel accélérateur de particules, de l'ouverture de l'hôpital de jour en oncologie et quelques mois avant le lancement des opérations pour l'extension sud du service, quel est le bilan affiché par l'hôpital de Brive en terme de précision, de condition d'accueil et de sécurisation dans le traitement du cancer?

Oncologie2"Grâce à l'acquisition d'appareils très performants, nous sommes à la pointe du progrès en cancérologie", avance Bernard Leduc, chef du pôle de cancérologie à l'hôpital de Brive. De fait, en 2010, de nombreux investissements y ont été réalisés; ils concernaient notamment l'oncologie: "En 2010, l'acquisition d'un nouvel accélérateur de particules, dont le coût s'élève à deux millions d'euros, a permis une bien meilleure prise en charge de l'irradiation en terme de précision sur le volume cible à traiter et de moindre toxicité sur les organes sains grâce à la fermeture du collimateur en cours d'irradiation", précise-t-il. "Cet accélérateur-ci, qui équipe seulement trois hôpitaux dans toute la France, permet encore d'adapter la radiothérapie à la respiration du malade et dans les cancers ORL, de préserver les glandes parotides et donc la salive des patients."

En 2011, le service recevra un troisième accélérateur de particules aussi sophistiqué. "Ces appareils travaillent du matin jusqu'au soir alors ils nécessitent des périodes de maintenance et tous les deux ou trois mois, nous devions en laisser un au repos." Cette nouvelle acquisition permettra une meilleure rotation et supprimera la période d'arrêt de la machine qui s'étendait sur une semaine.

Oncologie3C'est en mai dernier que l'achèvement de la phase nord du projet de cancérologie a permis l'ouverture de l'hôpital de jour et l'unité de reconstitution des citotoxiques. "En terme de confort, c'est un très gros progrès pour les malades. Ils bénéficient maintenant de chambres uniques et séparées qui leur apportent une intimité auparavant inexistante dans un environnement plus lumineux. Grâce à lui, nous sommes en capacité d'accueillir plus de malades: nous avons doublé notre capacité d'accueil : avant nous pouvions accueillir 20 personnes par jour. Maintenant, nous pouvons traiter 40 à 50 patients."

"Grâce à ces équipements, l'hôpital de Brive rayonne sur 300.000 habitants et environ 30% de nos patients arrivent du Lot et de la Dordogne. A l'échelle du Limousin, nous restons la référence" et ce grâce aux investissements de ces dernières années qui se poursuivent. En fin d'année, le lancement des opérations pour l'extension sud de l'oncologie dont les travaux se poursuivront jusqu'à la fin 2012 permettront d'ajouter 15 lits, soit une capacité, doublée, de 30 (10 en soins palliatifs, 5 en hématologie et 15 lits en oncologie médicale). De plus cette extension permettra la création d'un centre de coordination en cancérologie de la Corrèze. Imposée par l'INCA (Institut national du cancer), il rend possible, en dégageant l'espace nécessaire, des coopérations et des réunions communes entre les hôpitaux de Tulle, Ussel et les cliniques Saint Germain et des Cèdres. L'espace sera également utilisé pour mettre en place des bureaux permettant une prise en charge globale du patient avec des psychologue, sociologue, diététicienne, esthéticienne et même une qualiticienne chargée d'évaluer l'ensemble de la prise en charge. Et Bernard Leduc de conclure: "On va de l'avant, au profit des malades."