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Un 14 juillet à Paris comme à Brive

  • Publié le 14/07/2011 à 11:35
  • Par Marie Christine MALSOUTE
Dépôt de gerbes par le député-maire Philippe Nauche, le sous-préfet Francis Soutric et le lieutenant-colonel Pascal Goujou

Les Brivistes étaient sur les deux fronts pour célébrer la fête nationale. Alors que les Bisons du 126e RI descendaient en véhicules les Champs Elysées ou venaient d'exécuter un haka devant la tribune officielle, la place du 15 août a rassemblé à Brive les autorités locales autour du "caillou" pour un traditionnel dépôt de gerbes. Une cérémonie endeuillée comme partout par la mort hier de cinq soldats français en Afghanistan.



le piquet d'honneur du 126D'emblée le ton était mis: cette commémoration du 14 juillet était dédiée à la mémoire des soldats français décédés en Afghanistan. Le piquet d'honneur du 126e RI, comme beaucoup, y a associé évidemment le souvenir du major Thibault Miloche, tombé l'an dernier dans le district de Surobi. Sonnerie aux morts. Une minute de silence a également été respectée après le traditionnel dépôt de gerbes par le sous-préfet, le député-maire de Brive et le lieutenant-colonel en second puisque le chef de corps était au même moment en train de descendre l'avenue la plus belle du monde à la tête d'un détachement en véhicules.

La porte-drapeauParmi les porte-drapeaux brandissant la mémoire des sacrifices rendus, une jeunesse insolite: Cécile Moreau, 16 ans, élève en terminale à Bossuet et petite-fille du président du Souvenir français. Ce n'est pas la première fois que cette adolescente se retrouve dans les rangs: "C'est important d'être là, c'est à la fois un honneur et une fierté. Il faut y participer pour nos valeurs et ça donne l'exemple pour les jeunes".

Dans leurs discours successifs, le député-maire Philippe Nauche et le sous-préfet Francis Soutric qui assurait là sa dernière cérémonie, ont insisté sur ces valeurs qui foncent l'identité française, valeurs au nom desquelles certains payent toujours de leur vie. "Le pays n'est pas un dessin sur une carte mais il existe dans la conscience de ceux qui l'habitent", a affirmé le maire. "Une liberté qui parait tellement normale aujourd'hui, mais qui a été acquise au cours de longues années", renchérissait le sous-préfet.

Dernière poignée de main aux sapeurs pompiers

remise de la médaille de la villeAbsent pour la cérémonie en sous-préfecture du 12 juillet, Philippe Nauche a tenu ensuite à rendre un hommage particulier au nom de l'ensemble du conseil municipal au sous-préfet en partance. "Ça a été un vrai bonheur de travailler avec vous", affirmait le maire, reconnaissant que "l'écoute attentive, la disponibilité, les conseils avisés, le sens de l'intérêt général" de ce serviteur de l'Etat avaient permis de "mettre de l'huile" et de jouer un rôle déterminant dans beaucoup de dossiers et notamment celui de l'opération ANRU sur les Chapélies". Pour finir, Francis Soutric s'est vu remettre la médaille de la Ville qui, hasard pour le moins singulier, portait le numéro 19.

Adieu  au porte drapeau

Francis Soutric et son épouse Anne