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Rêve éveillé pour un opéra magique

  • Publié le 10/10/2011 à 14:33
  • Par Marie Christine MALSOUTE

Chut! No noise! Extrait de The Fairy Queen d'Henri Purcell



Applaudissements à tout rompre! Le public sous le charme a émergé avec regret de l'opéra The Fairy Queen. Une magnifique interprétation proposée par le festival du Périgord noir qui achevait son édition hier au théâtre de Brive. Une première prometteuse car cette "Reine des fées" s'est penchée sur le berceau d'une plus forte collaboration entre le festival et la Ville.



The Fairy Queen. Festival du Périgord noir 2011"Partout, partout, l'amour remplacera les soucis...", s'envolait le chœur final. Quelques secondes de silence, comme pour laisser le temps d'émerger du rêve, et les "Bravo" ont fusé, rythmant les applaudissements soutenus. "Superbe!, "Très beau"... les superlatifs ne suffisaient pas pour traduire l'émotion ressentie. Hier après-midi, pendant près de deux heures, les spectateurs ont vécu pleinement les larges extraits de cet opéra de Henry Purcell, magnifiquement interprété par les chanteurs et instrumentistes. Le public a ainsi pu découvrir des voix dont on parle chaque jour davantage, comme celle du baryton Jérôme Delvert, du contre-ténor brésilien Rodrigo Ferreira ou du ténor Guillaume Gutierrez...

The Fairy Queen

La veille au soir, les élèves du conservatoire et de nombreux scolaires avaient eux aussi découvert cet opéra qui fut le plus grand succès du vivant de Purcell, adaptation de la non moins célèbre pièce Le Songe d'une nuit d'été de William Shakespeare. The Fairy QueenIl y a deux ans, l'Académie de musique ancienne du Périgord noir en avait repris la production sous la direction musicale de Michel Laplénie. La succession de tableaux oniriques inscrit la partition dans une recherche d'atmosphères, celles de la nuit propice aux révélations et aux métamorphoses. Sur fond de forêt enchantée, le spectacle offre ainsi une série de masques éclatants pour une énergie foisonnante. Au fil de ce parcours initiatique et métaphorique, chacun revient à la réalité, comme purifié après un rite poétique "que la froide raison ne peut comprendre", pour reprendre une expression de la reine.

The Fairy Queen"Je découvre le bonheur de faire une programmation ambitieuse dans ce théâtre, cette belle scène, face à un public dont l'attention m'a frappé", déclarait à la sortie Jean-Luc Soulé, président du festival. "Le pari est réussi", souffle-t-il soulagé. Mais on peut s'étonner qu'un spectacle d'une telle qualité n'ait pas attiré plus d'amateurs. Problème de communication? de générale ouverte au public? d'horaire? "C'est une œuvre qui n'est pas évidente", minimise le président. "Le public se travaille sur la durée." Ce qui ouvre bien des perspectives pour un renforcement de ce partenariat. En passionnés de musique, le président du festival et le maire de Brive se sont accordés. Il serait même question de plusieurs représentations au théâtre dès l'édition prochaine...

The Fairy Queen

Public

The Fairy Queen

Michel Laplénie

The Fairy Queen

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The Fairy Queen

La reine et ses assistantes

The Fairy Queen

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The Fairy Queen

The Fairy Queen

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