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Un colonel en visite

  • Publié le 26/05/2009 à 15:23
  • Par Marie Christine MALSOUTE
Le colonel Goisque et le colonel Mallassinet, respectivement futur et actuel chef de corps du 126eRI

Il s'appelle Jérôme Goisque, colonel de son état et c'est le futur chef de corps du 126e régiment d'infanterie de Brive. Le colonel Christophe Mallassinet qui lui a présenté aujourd'hui le régiment lui passera le commandement le 9 juillet prochain, à la caserne Brune.

Rencontre à l'occasion de cette visite.



Jérôme Goisque, futur chef de corps du 126Ce ne sera que son onzième déménagement! Vicissitudes des carrières militaires. Mais pour une fois, la distance ne sera pas excessive, à peine une centaine de kilomètres depuis Limoges, plus précisément depuis l'état-major de la 3e brigade mécanisée où le colonel a été affecté en 2007.

Le futur commandant du 126eRI n'arrivera donc pas en terre totalement inconnue puisque le régiment briviste relève de cette brigade. "C'est une certaine forme de confort", reconnaît l'officier supérieur qui prend là son premier poste de chef de corps: "c'est en quelque sorte le sommet d'une carrière d'officier".

41 ans, marié, père de quatre enfants, cet originaire de Compiègne en Picardie affiche une carrière étoffée: Saint-Cyr, l'école d'infanterie de Montpellier, le 110e RI Donaueschingen (en Fôret noire, l'un des régiments français de la brigade franco-allemande), le 8e RI en Picardie, l'école de guerre à Paris, le siège de l'OTAN à Bruxelles.

Le colonel Mallassinet a présenté son successeur à la presse



Mais le prochain chef de corps du 126 sait déjà qu'il n'aura pas le temps de souffler car dès son arrivée en juillet, il devra préparer la prochaine mission du régiment briviste dont les deux tiers des effectifs repartiront en Afghanistan dans l'été 2010 pour six mois. A peine donc aussi le temps de souffler pour les éléments qui reviendront du Tchad, du Kosovo ou du Liban. "C'est aussi bien. Les gens seront toujours sur la brèche, c'est un objectif mobilisateur."Et ce d'autant que la situation en Afghanistan se durcit, ce qui implique pour les troupes alliées des missions de reconquête de terrain et non plus seulement de reconnaissance ou de défense.

Le colonel Mallassinet art pour l'état-major à ParisAvant la fin de l'année, les effectifs s'entraîneront donc pour cette OPEX, Opération extérieure. "C'est une mission difficile qui exige une préparation sans faille. Il faut tenir compte de la configuration du terrain, des conditions météorologiques et de l'opiniâtreté de l'adversaire." Cette préparation montera en puissance en trois phases. "Il y aura d'abord une première phase de formation individuelle où tous ceux et celles qui partiront là-bas devront quelque soit leur poste, cuisinier, administratif, maîtriser des gestes réflexes du combattant. Nous aurons ensuite une préparation collective décentralisée qui se fera au régiment puis une préparation collective centralisée avec les autres éléments d'appui." Cette dernière phase se fera dans le haut lieu de formation de Canjuers, à côté de Draguignan, au sein d'ailleurs du centre de préparation spécifiquement en cours de création pour ce théâtre d'opération.

Un théâtre d'opération que l'actuel chef de corps connaît bien puisqu'il y a lui-même commandé son régiment il y a un peu plus d'un an. Le colonel Christophe Mallassinet transmettra aussi à son successeur le gros dossier, mais déjà bien avancé, du regroupement des deux casernes sur Laporte. La passation de commandement aura d'ailleurs lieu très symboliquement dans la cour de la caserne Brune, la dernière que devrait connaître ce quartier. "C'est un poste très prenant et passionnant", résume déjà en guise de bilan l'officier. Le colonel Malassinet est affecté à l'état-major parisien. Sa mission y sera de décrire l'organisation générale de l'armée de terre qui servira ensuite de cadre aux régiments et écoles.

Les deux colonels