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Le festival Icare: pour voyager autrement

  • Publié le 26/10/2011 à 14:00
  • Par Jennifer BRESSAN
Photo du film L'Exploration inverséeVoyager pour "bronzer idiot", c'est passé de mode. Les touristes d'aujourd'hui réclament de l'authenticité, de la culture, du partage avec les populations locales. En lien avec ces profondes mutations que le secteur est en train de vivre, l'office de tourisme de Brive et son pays organise pour la deuxième année consécutive Icare, le festival du tourisme responsable. A la faveur de nombreuses projections, débats, expositions et animations au théâtre municipal, au Rex et dans la ville, le festival incitera à réfléchir sur des formes de voyages alternatifs. Toutes les infos sur le site du festival.

Affiche du festival IcareDurant les trois jours du festival, Icare va proposer une quinzaine de projections au théâtre municipal et certaines seront rediffusées au Rex. En ouverture, vendredi 28 à 20h30, L'exploration inversée de Jean-Marie Barrère et Marc Dozier proposera de découvrir l’incroyable périple de Polobi et Mundiya, deux papous intrépides originaires de Nouvelle-Guinée. Invités par leur ami photographe Marc Dozier, les deux voyageurs ont sillonné l’hexagone durant plusieurs mois afin de se livrer en amateurs à une croustillante étude sociologique sur notre monde. A la façon des Lettres Persanes de Montesquieu, ils posent un regard décapant, plein d’humour et de philosophie sur notre monde, ses règles, ses excès et ses contradictions. Une exploration inversée à la découverte de l’étonnate tribu des français qui sera suivie d'un débat sur les ravages que peut causer le tourisme sur les cultures.

Photo-Film-No-Man-Iceland-199x300Parmi les autres thématiques abordées, il y aura pêle-mêle le voyage comme moyen de rencontrer l'autre après la projection de Sur la route d'Okinawa, un film de Pascal Cardeilhac, la cohésion familiale autour de projets insolites après No man Iceland de Delphine Million et Damien Artero ou encore la sécurité des voyageurs dans des zones dites à risques, à l'issue de Qui a peur de la Mauritanie de Xavier Van der Stappen. Autant dire que la diversité des sujets n'a d'égal que la pluralité des destinations présentées. A la clé: du rêve. Mais un rêve qui responsabilise sans chercher des coupables mais au contraire en essayant d'apporter des solutions où les voyageurs comme les locaux et leurs territoires trouveraient leur compte.

Expo-Explorateurs-1-e1316877970363Découvrez aussi sur le site du festival Icare tous les autres rendez-vous proposés pendant ces trois jours: des animations sur le parvis du théâtre (yourtes et tentes berbères, conteur africain, balades à dos d'âne), diverses expositions et de nombreux débats organisés dans différents cafés de la ville.

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