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A Novo: La dernière ligne droite

  • Publié le 24/10/2011 à 15:09
  • Par Patrick MENEYROL
introA 24 heures de la date limite de dépôt des dossiers des éventuels repreneurs, les salariés d'A Novo ne relâchent pas la pression. La mobilisation reste de grande ampleur et la vigilance de mise quant aux propositions de reprise. Pas question de baisser les bras à quelques heures de l'échéance. Une réunion pour faire le point sur la situation était organisée cet après-midi sur le site. Réunion à laquelle participaient Philippe Nauche et plusieurs élus du bassin de Brive.sigle interditC'est demain soir à minuit au plus tard que les investisseurs intéressés par la reprise d'A Novo devront avoir remis leurs dossiers. Une journée, quelques heures encore, pour les salariés et leurs représentants pour négocier, peser sur les décisions, afin de sauver un maximum d'emplois.

Actuellement, 3 groupes se montrent intéressés.

Butler, un groupe français, reprendrait à peu près la moitié des salariés au niveau national, et 205 sur les 360 du site de Brive. Son projet est de rester sur les activités industrielles de l'usine en les développant. Regenersis, autre groupe hexagonal, prévoit de son côté de ne garder que 180 emplois à Brive et veut diriger l'entreprise sur des spécialisations plus professionnelles comme les distributeurs de billets ou l'appareillage médical. Enfin, le français SBE, dernier arrivé dans le dossier, propose de ne garder lui que 110 salariés.

Les représentants du personnel estiment que quelque soit le projet, le compte n'y est pas. Ils entendent donc bien profiter de cette dernière journée pour faire plier un peu plus les repreneurs quant au maintien d'un plus grand nombre d'emplois sur le site de Brive. Ce n'est pas pour autant la seule des conditions. Eric Meilhac, élu au comité central d'entreprise et délégué CGT, insiste bien sur ce point. "Le nombre d'emplois est essentiel mais il faut aussi s'assurer de leur pérénnité et de celle de l'entreprise repreneuse".

Pour la CGT, il serait même tout à fait possible de ne les employéspas perdre un seul emploi car selon elle l'activité est en pleine croissance. "Le risque c'est de voir disparaitre des emplois ici pour les voir réapparaître ailleurs, remplacés par de l'intérim. C'est ce que font certains groupes industriels pour se ménager des marges plus importantes au détriment des salariés".

Les salariés, variable d'ajustement. Une façon de faire que dénoncent tous les employés et leurs représentants, mais aussi les élus qui suivent  de très près le dossier et en premier lieu bien sûr, le maire de Brive et président de la communauté d'agglomération. Par sa présence, Philippe Nauche a tenu à montrer son soutien et sa détermination même si comme il le reconnait "nous ne sommes pas maîtres de la situation". Pour lui aussi "le compte n'y est pas" mais "la situation évolue dans le bon sens". Le maire de Brive étudie avec soin la pérénnité des repreneurs éventuels car, dit-il "c'est le projet qui compte et sa fiabilité".

Les dossiers des candidats pano prise de parole du Mairerepreneurs seront donc clos demain à minuit. Ce sera ensuite à la justice de se prononcer. Le tribunal de Beauvais dans l'Oise, siège de l'entreprise A Novo, examinera en audience les différents projets le 28 octobre prochain au matin. Ce même jour les salariés se mobiliseront à nouveau et manifesteront en ville. La décision du tribunal devrait être mise en délibéré. Un délibéré que les salariés espèrent connaitre avant la fin du mois pour permettre le paiement des salaires.Sortie du batiment