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Echanges autour de l’économie sociale et solidaire

  • Publié le 22/11/2011 à 13:44
  • Par Olivier SOULIÉ
l'épicerie sociale et solidaire

Le Centre communal d’action sociale organisait hier, dans le cadre du mois de l’économie sociale et solidaire, des portes ouvertes à l’épicerie sociale et une soirée débat où des initiatives solidaires ont été présentées.

Visite de l'épicerie sociale par des bénévoles de la Croix-Rouge"Je suis venue pour voir si je pouvais être utile. J’ai connu une situation difficile par le passé, et je sais qu’il est important pour ceux qui sont en difficulté d’être soutenus". Laurianne a eu vent de la journée portes ouvertes qui se déroulait hier à l’épicerie sociale. Elle s’y est rendue et a pu découvrir l’endroit, qui n’a rien de moins qu’une épicerie classique. Lumineuse, spacieuse, bien fournie en articles variés. Il y a même un espace où les enfants peuvent jouer ou lire en attendant que les parents aient fait leurs emplettes.

La principale différence entre une épicerie classique et ce magasin là, c’est qu’il faut être bénéficiaire pour pouvoir acheter les produits, vendus en moyenne à 30% de leur prix de vente dans des commerces classiques.

"Les travailleurs sociaux peuvent monter un dossier pour que les personnes en difficulté puissent se rendre à l’épicerie sociale", explique Line-Rose Mazaudoux, conseillère déléguée en charge de l’économie sociale et solidaire. "L’idée est que les bénéficiaires fassent des économies sur leur panier afin d’avoir les moyens de financer un projet, petit ou plus important, comme l’achat d’un équipement pour leur maison, le financement d’un permis de conduire ou le remboursement d’un emprunt par exemple. Jusqu’à présent, 8 projets sur 10 ont été entièrement ou partiellement réalisés, ce qui montre la bonne volonté des bénéficiaires".

L’épicerie sociale fonctionne grâce aux partenaires publics, mais aussi grâce à la solidarité de certaines enseignes et entreprises qui donnent leurs invendus, évidemment parfaitement consommables, comme des boîtes de conserves un peu cabossées mais aux contenus sans défaut.

Des initiatives locales et une action internationale

Line-Rose MazaudouxHier, en début de soirée, Line-Rose Mazaudoux a présenté le dispositif épicerie sociale à la CCI dans le cadre d’une soirée débat sur les initatives locales et l’économie solidaire. D’autres intervenants ont évoqué l’économie sociale et solidaire, à commencer par le maire Philippe Nauche: "Nous devons redéfinir nos modes de production, encore plus nous impliquer dans l’économie sociale et solidaire qui privilégie la notion d’épanouissement humain, qui pose clairement l’impératif écologique et, plus fondamentalement, qui insiste sur la définition de la richesse en la partageant mieux. Nous devons poursuivre, sur Brive et son agglomération, la réflexion sur ce sujet qui porte des valeurs de solidarité et qui peut permettre de créer des emplois non délocalisables".

Benjamin Coly

Pour Benjamin Coly, représentant de la Chambre régionale de l’économie sociale et solidaire, "les périodes de crise favorisent la création d’emplois solidaires, car l’Etat ne pouvant pallier à tous les besoins, les gens s’entraident, innovent, créent leur propre système".

Des initiatives locales et solidaires ont été présentées: le jardin de la passerelle, près de la gare de Brive, par l’association Battement d’ailes: il permet de créer du lien social à travers une activité de jardinage partagée par des personnes handicapées, des enfants, des voisins du site, etc.

Un représentant des Restos du CoeurLes Restos du Cœur ont évoqué deux de leurs chantiers d’insertion : les Jardins du Cœur, créés en 1991 sur la route de Sainte-Féréole et qui permettent de fournir en produits frais les 14 centres du département grâce au travail de 20 personnes en contrats aidés. Et le chantier "blanc", né il y a deux ans : il s’agit d’une activité de remise en état de matériel électroménager. En 2010, 297 produits, essentiellement des frigidaires et machines à laver, sont sortis de cet atelier solidaire. En 2011, on devrait dépasser 400 produits. Au final, en deux ans, près de 700 familles auront pu acheter ses produits rénovés pour une somme ne dépassant généralement pas 50 euros.

A gauche Anne Trochery de l'association Bleu CamerounLa solidarité internationale avait également sa place dans la soirée débat. L’association Bleu Cameroun a présenté ses actions liées au développement de micro élevages de crevettes au Cameroun. Une initiative qui vise à rendre autonome socialement et économiquement les habitants et associe autorités locales, étudiants, enseignants et scientifiques.

Philippe Nauche Député Maire de Brive


L'association Battement d'ailes