Actualités

Faire du jamais vu avec du déjà là…

  • Publié le 09/12/2011 à 10:53
  • Par Marie Christine MALSOUTE

L'artiste Ructor Vigo illustre à sa façon les problématiques culturelles


Plus de 200 professionnels du monde artistique participent en ce moment aux assises nationales Canopéea qui se tiennent à Brive. Avec un souci commun: quelle culture voulons-nous pour demain?



intervention musicale avec des éléments de l'instrumentarium BaschetC'est la CCI qui accueille ce rassemblement de professionnels venus de toute la France jusqu'à demain midi (avec une parenthèse en soirée à Sédières). Que le fief de l'économie abrite une telle effervescence artistique, n'a rien d'antinomique. La culture, c'est aussi de l'économie, ne serait-ce qu'en terme d'emplois et d'attractivité du territoire. Alors, avec le café et les viennoiseries d'accueil, Ructor Vigo servait aux participants un sketch de son cru sur le jargon budgétaire auquel sont confrontés les artistes dans l'âme. Une prestation très appréciée d'un public connaisseur.


"Pas trop fatigué? et "Tu as vu la gazette?", sont les deux questions de rigueur entre les participants pour évoquer la conclusion tardive de l'ouverture la veille au soir. La gazette est celle de ces assises, joliment intitulée L'Effeuille de l'aube, sésame de tout ce qui s'est passé, se passe ou va se passer lors de ces rencontres. Discours du Député MaireEnfin, tout le monde se presse vers la salle de colloque pour se remettre dans le vif des sujets avant de s'égayer en ateliers de réflexion, le tout accompagné en permanence de prestations artistiques assez savoureuses. Professeurs de toutes disciplines, directeurs de conservatoires de toutes tailles, professionnels du privé comme du public, vont ainsi pouvoir débattre ensemble du sens à donner, dans un contexte de restriction, à l'artistique, ses pratiques, son éducation, son enseignement... Une "urgence républicaine" pour les responsables de Canopéea.


Une "utilité sociale" a renchéri le député-maire lors de son intervention, rappelant que l'accès à la culture ne relève pas du seul problème tarifaire. "La barrière est souvent sociologique", explique-t-il en interrogeant les professionnels sur les solutions qui pourraient inciter ceux qui ne poussent pas la porte à oser le faire. Pour paraphraser Daniel Hameline, docteur en philosophie: les choses sont déjà là et c'est avec ce déjà-là qu'il faut faire du jamais vu... "le paradoxe de la création".




Sur ce sujet, vous pouvez consulter notre précédent article:




 public