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Chapélies : l’humain au cœur du dispositif

  • Publié le 16/12/2011 à 17:06
  • Par Jennifer BRESSAN
Signature de la convention de gestion urbaine de proximité avec de gauche à droite, le député maire Philippe Nauche, Sophie Thibault, préfet de Brive et

Que ce soit par la signature de la charte locale d'insertion, celle de la convention de gestion urbaine de proximité ou par l'aménagement des espaces publics du quartier, les habitants des Chapélies ont été placés au cœur du projet de rénovation urbaine. "Toutes les forces et les intelligences ont été réunies et mises au service de la population", a déclaré Sophie Thibault, préfet de Corrèze.

"Une des forces de la politique menée à travers l'ANRU est que nous avons accompagné cette rénovation immobilière par différentes actions sur l'environnement, les commerces de proximité et les espaces verts", a expliqué le préfet Sophie Thibault, ce matin, à l'occasion du point presse sur la reconstruction des Chapélies. "Notre objectif assumé est la mixité sociale", a rappelé le député-maire Philippe Nauche. "On est parti de l'idée", a continué Sophie Thibault, "que les différents problèmes du vivre-ensemble dans les quartiers étaient souvent liés aux conditions matérielles de vie. Nous avons ainsi voulu reconstruire le quartier sur un autre mode, plus humain, plus ouvert sur l'extérieur". A cette fin, l'aménagement des espaces publics, non prévu au départ, a été intégré au projet.

La concertation, au centre de l'aménagement des espaces publics



Le préfet et le député-maire ont rappelé que ces aménagements avaient été ajoutés en cours de route au projet de rénovation urbaine de manière à redessiner complétement les contours et le cœur de ce quartier. Pour y parvenir, associations et institutionnels se sont impliqués dans une dynamique commune portée par la concertation avec les habitants. Ainsi, le projet prévoit notamment la création d'espaces verts, la mise en accessibilité des différents espaces, l'intégration de tous les modes de déplacements, du stationnement ou encore la mise en place de jeux pour enfants. Les travaux qui commenceront au second semestre 2012, s'élèvent à 2,5 millions d'euros.

Le volet social, parti prenante du projet



La charte d’insertion signée en 2008 prévoit que les entreprises obtenant un marché public réservent 5 % des heures travaillées aux personnes en situation précaire. Au total, entre le 1er novembre 2009 et le 31 octobre 2011, 20 personnes ont travaillé dans le cadre de la clause sociale. 15 sont issues des quartiers concernés par cette rénovation urbaine. L'objectif à atteindre sur le projet ANRU Chapélies est de 9.500 heures et un peu plus de 15.000 heures sur l'ensemble du dispositif. Depuis le démarrage, 4.380 heures d’insertion ont été réservées à des publics prioritaires sur 4 opérations: la construction de 20 logements et de 16 maisons individuelles avenue du 18 juin, la déconstruction du site des Chapélies et la restructuration du centre socioculturel Raoul Dautry. De nombreuses entreprises sont d'ailleurs bien au-delà des objectifs fixés par la charte. De plus, "ces emplois en insertion ont souvent débouché sur des contrats durables comme des contrats d'apprentissage, professionnels ou encore des CDI", a salué Philippe Nauche.
visant à améliorer le quotidien des habitants par le développement des démarches consultatives, du lien social et le développement durable. Un diagnostic a été effectué en partenariat avec l’ensemble des institutionnels et associations afin de faire ressortir les principales problématiques et d’y remédier.

La convention de gestion urbaine de proximité.



Elle vise à améliorer le quotidien des habitants par le développement des démarches consultatives, du lien social et le développement durable. C'est un outil par lequel l'habitant peut devenir acteur de son cadre de vie. Un diagnostic a été effectué en partenariat avec l’ensemble des institutionnels et associations afin de faire ressortir les principales problématiques et d’y remédier. A Brive, les axes principaux de réflexion portent sur l'amélioration des conditions de gestion du quartier, le cadre de vie, la propreté urbaine, la clarification des domanialités, la sécurité publique et le développement du lien social.