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La carte scolaire inquiète

  • Publié le 15/02/2012 à 09:45
  • Par Jennifer BRESSAN
Opération écoles et établissements morts en CorrèzeL'intersyndicale de l'éducation et les parents d'élèves de la FCPE viennent d'annoncer que l'opération "Ecoles et établissements morts en Corrèze" serait reconduite mardi 21 février. En cause, la suppression de 100 postes dans le département (1er et 2nd degrés confondus) et la menace qui pèse sur différents dispositifs d'aide aux enfants en difficultés. Rendez-vous a également été donné mardi 21 février à 15h devant la préfecture pour la manifestation unitaire.



"L'an dernier, alors que la taxation était de deux tiers moindre, nous avions réussi à fermer 200 écoles et 29 établissements du département", rappelle Jean-Louis Puydebois, secrétaire départemental FSU. "Cette année, avec près de 100 suppressions de postes, nous avons pour objectif de fermer la totalité des établissements scolaires." Ainsi, un préavis de grève couvrant les personnel de l'éducation nationale et de la fonction publique territoriale a été déposé par l'intersyndicale de l'éducation (FSU, UNSA éducation, SGEN/CFDT, Sud Education et CHT Educ'action).

Conférence de presse de l'intersyndicale avec des gauche à droite Ben Aboubacar, co-secréatire du SNES-FSU, Jean-Louis Puydebois, secrétaire départemental FSU t Daniel Peyraud, secrétaire départemental UNSA Education"Pour le 1er degré, la carte scolaire du département a atteint un niveau historique avec la suppression de 49 postes sur le département, 51,6 si on compte les assistants en langue. Par rapport au nombre d'enseignants, la Région Limousin est une des plus touchées de France". Selon Ben Aboubacar, co-secrétaire départemental du SNES-FSU, "la situation s'annonce également difficile dans le second degré avec 50 emplois supprimés pour des effectifs élèves qui restent stables."

L'objet principal de leur colère, l'isolement de l'enseignant dans sa classe et la menace qui pèse sur les dispositifs mis en place pour aider les élèves en difficultés comme les RASED, les réseaux ruraux d'éducation, le secteur du sport scolaire et du remplacement: "Il n'est pas rare désormais que des enseignants ne soient pas remplacés et que les élèves doivent être répartis dans les autres classes", illustre le secrétaire départemental. La plus grave des conséquences, selon les syndicats, étant la fin de l'égalité des chances "déjà bien entamée car ce sont les couches les plus défavorisées qui vont trinquer les premières."

L'intersyndicale espère que les enseignants, parents et élus se mobiliseront mardi 21 février, jour de la manifestation mais aussi du Conseil académique de l'Education nationale (CAEN) et du Conseil départemental de l'Education nationale ( CDEN). "Les enseignants en se déclarant grévistes, les parents en n'envoyant pas les enfants à l'école et les élus, en actionnant une sirène d'alerte durant deux minutes, à 15h30 et à 16h30 durant la manifestation. Durant ce laps de temps, nous prions la population de stopper toute activité en soutien contre la casse du service public d'éducation. Désormais, ce que nous pouvons espérer c'est un correctif budgétaire après les élections. L'objectif étant surtout de peser sur les campagnes présidentielles et législatives pour rappeler aux candidats de tout bord que l'éducation doit redevenir la priorité de la République, quel qu'en soit le prix", a terminé Jean-Louis Puydebois.