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Journée syndicale européenne

  • Publié le 29/02/2012 à 16:10
  • Par Patrick MENEYROL
manifestation

Malgré un temps plus que clément propice à manifester, la mobilisation n'a pas été à la hauteur des espérances des syndicats et de l'importance des enjeux. Ils étaient à peine 300 à emprunter les boulevards derrière leurs représentants locaux.

Photos réalisées par nos stagiaires Clarisse PAULHE et Thaïs FERNANDES



manifC'est la CGT qui semblait fournir le gros des troupes. Banderoles et drapeaux déployés, près de 300 personnes se sont rassemblées à 15h devant la sous-préfecture, boulevard du Salan. Chants révolutionnaires dans la sono, et cornes de brumes, ont fait patienter les manifestants avant les prises de paroles des responsables syndicaux des unions locales. Cette manifestation se voulait la plus unitaire possible et différentes centrales syndicales étaient représentées. La CGT, la CFDT, l'UNSA et la FSU.

Dans leurs discours, les uns et les autres ont fustigé les plans d'austérité qui partout en Europe mettent à mal les travailleurs et les peuples. Cette journée du 29 est en effet une journée de mobilisation européenne. Partout, de l'Espagne à la Pologne, de l'Italie aux Pays-Bas, les syndicats, affiliés à la confédération européenne des syndicats et les salariés sont intervenus dans leurs entreprises ou descendus dans la rue pour manifester.

Les syndicalistes brivistes ont tous dénoncé "la frénésie folle du capitalisme libéral". Ils refusent également le plan "Sarkozy-Merkel" qui pourrait "frapper les salariés, leur pouvoir d'achat, leurs conditions sociales et cela est décidé en petit comité, sans aucune démocratie".

manif Le remède pour les syndicats passe par "la mise au pas des marchés financiers, le sabotage du bouclier fiscal, des niches de privilégiés, ceux des stocks options et des dividendes". En ajoutant que "c'est la jungle de la finance qu'il faut destituer, et pas le code du travail".

Malgré une faible mobilisation, tous estiment qu'il s'agit là "d'un réveil des salariés" et que "des journées de lutte vont suivre, de plus en plus nombreuses et de plus en plus fortes". Affaire à suivre...