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Elles posent et exposent dans leur quartier

  • Publié le 16/03/2012 à 14:58
  • Par Jennifer BRESSAN


Dans le prolongement du projet initié avec les Treize arches, le musée Labenche et Jacques Cartier à l'occasion du mois de la femme (à lire ici), une exposition des photographies de Sylvain Marchou met à l'honneur les petites mains du quartier de Tujac qui ont réalisé les créations exposées en ce moment au musée. A découvrir au centre socioculturel Jacques Cartier. Décrochage le 23 mars. Entrée libre. Infos: 05.55.86.34.60. 

Sandra et Sandra"C'est exceptionnel ce qui nous est arrivé", s'enthousiasmaient encore ce matin les 10 femmes qui ont participé à la création des objets textiles exposés au musée Labenche (Chère cousine "Portraits brodés, portraits cousus", à découvrir jusqu'au 22 avril). Non seulement, elles ont eu le privilège d'exposer au musée Labenche mais elles sont aussi les héroïnes des photographies réalisées par Sylvain Marchou.

Quelques participantes"Tout ce projet partait du centre, mais tous les travaux partaient ailleurs, au musée et au théâtre", résument Emilie Delmas, responsable du pôle socioculturel et Catherine Champ, animatrice, chevilles ouvrières du projet. "L'idée était que quelque chose reste; elle était aussi de prolonger le travail de ces dames qui se sont investies au-delà de toute attente dans ce projet. Il fallait les entendre rire durant les ateliers. Les machines ronronnaient aussi fort que dans une usine", s'amusent-elles encore.

MalikaDe fait, le projet a enthousiasmé l'équipe de volontaires tant au moment de la création que lors des prises photographiques: "Je ne suis pas revenu de l'allant avec lequel elles ont accepté de se mettre en scène. Jamais elles n'ont eu peur ou ont douté", constate le photographe. Pourtant certaines ont dû prendre sur elles: "J'étais gênée d'être prise en photos. C'était au moment du marché dans le quartier alors il y avait beaucoup de monde qui me regardait", témoigne Sandra qui a préféré poser dans l'intimité du musée.

"Cela fait longtemps que j'avais envie de travailler sur l'urbain", poursuit le photographe. Le projet est tombé à pic. A fleur de toile, les carapaces de fer coloré du matériel urbain deviennent tour à tour ludiques, belles, irréelles ou même improbables. Transformé par le travail artistique, les éléments du paysage se changent en décor dans lequel les silhouettes des femmes émergent, se fondent ou détonnent.

Martine montre du doigt la photo de Sandra"Derrière cette séance photo, le but poursuivi reste bien l'appropriation de la structure par les habitants du quartier car c'est à elle qu'elle appartient", rappelle Emilie Delmas. Reste désormais à rééditer l'événement. "Au vu du succès rencontré, nous ne pourrons pas faire moins que reconduire un projet de ce type. Nous y réfléchissons d'ores et déjà."

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