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Jean-Paul Denanot et Philippe Nauche rencontrent les Crown

  • Publié le 20/03/2012 à 17:06
  • Par Marie Christine MALSOUTE

Jean-Pierre Denanot, Philippe Nauche et Patricia Bordas ont rencontré les délégués syndicaux de Crown emballages



"Le combat n'est pas perdu." Venu inaugurer le gymnase Lavoisier, le président de Région Jean-Paul Denanot a souhaité rencontrer les représentants CGT de Crown emballages, leader mondial de l'emballage métallique, dont le site briviste est menacé de fermeture et leur apporter son soutien.



Jean-Paul Denanot et Philippe Nauche rencontrant les représentants syndicaux dans les locaux de l'Agglo de Brive"Pour Albany à Saint-Junien, le combat a payé", exhortait l'élu régional. Confrontée à la forte mobilisation des salariés et des collectivités locales, la direction de cette usine de tissage en Haute-Vienne a récemment renoncé au plan de fermeture de son usine bénéficiaire. Là est le nœud du problème, car comme l'a affirmé Philippe Nauche, "autant on peut comprendre la fermeture d'une entreprise qui perd de l'argent, mais pas celle d'entreprises qui en gagnent".

Cette capacité de compétitivité reste intacte sur le site de Brive pour le délégué syndical Guy Salesse: "Le prix de vente des fabrications brivistes est inférieur de 43% par rapport à la moyenne de la filière en France, tout en dégageant une marge de plus de 30%. On servait de fleuron pour les autres lignes en Europe".

Pour Daniel Geneste, secrétaire de l'union locale CGT, "Crown emballages est à Brive ce que Albany est à Saint-Junien": une nouvelle "casse industrielle" qui relève d'une stratégie purement financière de "patrons voyous qui ne respectent pas le droit". Pour le représentant syndical sensible à l'initiative du président de Région de déclencher cette rencontre, la comparaison s'arrête là. A la différence d'Albany Saint-Junien, Crown Brive est une petite entité d'une quarantaine de salariés. Pas facile de peser dans la balance. Alors les représentants du personnel se tournent vers les élus pour peser dans la balance: "Va-t-on laisser partir les chaînes de production vers l'Espagne?", interroge Daniel Geneste. Sur les 5 lignes de production présentes à Brive, le projet de la direction est d'en délocaliser deux en Espagne et une à Périgueux.

Rencontre "Ça va aller assez vite, dans les 15 jours", s'alarment les représentants syndicaux. "La dernière réunion du PSE (Plan de sauvegarde de l'emploi, NDLR) a lieu le 29 mars et les lettres vont partir." Elus et syndiqués ont également évoqué la possibilité d'alternative avec la réindustrialisation du site. Le président de Région comme celui de l'Agglo ont assuré les salariés de leur soutien pour un projet viable de reprise. "Les financements peuvent être trouvés, encore faut-il que le projet existe et soit viable", ont affirmé les élus. Les délégués ont quant à eux assuré aux politiques que, dans cette hypothèse, "les salariés s'engageraient". Mais on en est pas encore là et le difficile combat des salariés se poursuit.