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« Il faut une bonne dose d’utopie pour concevoir un SCOT »

  • Publié le 17/06/2009 à 09:25
  • Par Olivier SOULIÉ
Plus de 300 élus hier aux Trois Provinces

Hier, en fin d'après-midi, se tenaient les Assises du SCOT Sud Corrèze. Plus de 300 élus des 78 communes concernées (et de quelques autres limitrophes) avaient fait le déplacement aux Trois Provinces pour l'événement. Dès le début, le député-maire de Brive et président de la Communauté d'agglomération Philippe Nauche a gentiment prévenu : "A travers le SCOT, nous aurons à exprimer ensemble l'intérêt général. Et l'intérêt général, ce n'est pas la somme des intérêts particuliers."

bousseyrolUne notion qui apparaîtra dans chacune des interventions, notamment celles d'Elie Bousseyrol, président du SCOT du Pays de Tulle, et de Damien Chamayou, vice-président du SCOT du Grand Albigeois (4 communautés d'agglo, 95.000 habitants et une démographie en hausse de 1,2% par an).

Ce dernier, non sans avoir souligné la pertinence de la présentation du projet SCOT Sud Corrèze par le bureau d'études Citadia, a distillé quelques conseils aux élus pour que l'élaboration du SCOT soit une réussite : "il faut une bonne dose d'utopie pour concevoir un SCOT. Cette démarche nous éloigne des soucis que nous avons à gérer au quotidien en tant qu'élu et nous permet de prendre de la hauteur. Il faut proposer à la population un projet qui leur donne envie de rester au pays."

Message bien reçu dans les rangs des élus, citadins comme ruraux, puisque Damien Chamayou, également maire d'une petite commune, s'est adressé aux "petits" : "Même si la tendance naturelle pourrait être que la grosse ville pompe tout, cet écueil peut et doit être évité grâce à l'investissement de tous les élus dans le projet, même et surtout les ruraux. Car un petit Poucet peut apporter des compétences ou des ressources naturelles que la commune la plus importante n'a pas."

Après quelques échanges avec la salle, Patricia Broussolle, présidente du Syndicat d'études du bassin de Brive qui est chargé de l'élaboration du SCOT, a conclu par une liste d'ingrédients qui devraient permettre à la sauce SCOT de prendre : "penser à l'intérêt collectif, avoir une volonté visionnaire et avoir foi dans la démarche collective. Il faudra prendre le temps de s'approprier le projet et de le défendre. Le temps sera notre meilleur allié."

Fenestre (bureau d'études Citadia), Elie Bousseyrol, Philippe Nauche, Patricia Broussolle et Damien Chamayou



Le projet sera accompagné (et probablement validé à terme) par l'Etat. Le préfet Alain Zabulon, pour rester dans la métaphore culinaire, espère que le SCOT Sud Corrèze "ne sera pas un document sans odeur ni saveur" mais un outil qui permettra de "relever le défi du développement durable".