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Une terre en partage…

  • Publié le 29/08/2012 à 14:00
  • Par Marie Christine MALSOUTE
Visuel du colloque terre en partage PANO

Les Treize arches ne versent pas seulement dans les spectacles mais aussi dans le registre Art, science et nature. Après la forêt puis l'arbre, son colloque de fin septembre (les 28, 29 et 30 cette année) étend sa réflexion à "La terre en partage". Toujours une question de culture! D'ailleurs, il serait même en train de naître un élan scientifique à Brive...



Le colloque se tiendra comme précédemment pendant trois jours à l'hôtellerie Saint-Antoine. Cette troisième édition, toujours large public et à l'entrée libre (mais réservation conseillée au 05.55.88.15.25), offrira l'occasion de réfléchir aux mutations du monde. Entre état des lieux et prospectives, le sujet est vaste. Il y sera question des crises alimentaires, de l'appauvrissement des sols, des états qui vendent les terres arables en privant ceux qui y vivent, de la spéculation des matières agricoles, inévitablement aussi de démographie, des modes de vie et de consommation. Ibrahima Coulibaly.DROn y parlera inévitablement de cette anthropocène, terme créé par les scientifiques pour désigner la nouvelle époque géologique qui aurait débuté à la fin du 18e siècle avec la révolution industrielle, période à partir de laquelle l'influence de l'homme sur le système terrestre serait devenue prédominante. Le débat n'en sera pas ésotérique pour autant, car il touche le devenir de chaque terrien.

Penseurs et praticiens



Justement, pour alimenter le sujet, des spécialistes: "des penseurs, des ingénieurs qui siègent dans les organismes internationaux, mais aussi des gens de terrain, des praticiens", a annoncé Marie-Paule Baussan, conseillère artistique et chargée de programmation Art, nature et science lors de la présentation, avant-hier, de la saison des Treize arches. Et l'un des plus connus parmi eux: le syndicaliste Ibrahima Coulibaly, en quelque sorte le José Bové malien, président de la Coordination nationale des organisations paysannes du Mali, qui s'est attaché à y faire reconnaitre le droit à la souveraineté alimentaire.

Riziculteurs maliens dans la zone office du Niger. DRPour lancer le colloque, un film sera projeté la veille, jeudi 27 septembre, au centre culturel (entrée gratuite): Terre verte de Boubacar Gakou. Ce documentaire de 52 minutes relate les conditions difficiles des riziculteurs dans la zone office du Niger et les conséquences de l'agro-business initié par les autorités maliennes.

Du big bang à l'homme



Un terreau scientifique serait-il en train de prendre à Brive? On peut légitimement se poser la question puisque la belle surprise vient de la tenue cette année d'un second colloque "Du big bang à l'homme" qui aura lieu les 25 et 26 janvier, toujours à l'hôtellerie Saint-Antoine. La particularité est qu'il est initié par deux scientifiques, Jean-Marie Pelt, agrégé de pharmacie et spécialiste de botanique et d'écologie, et Marc-André Selosse, docteur en biologie et ingénieur de génie rural. Tous deux ont choisi la cité gaillarde pour une importante communication où il sera question de physique végétale et de particules élémentaires. Du pointu pointu! "Deux Nobel français pourraient même y participer", a dévoilé Marie-Paule Baussan. "Le colloque se tiendra en partenariat avec l'Institut français de Saragosse, vraisemblablement aussi celui de Madrid. Il sera diffusé en direct auprès d'un public spécialisé avec une traduction simultanée qui permettra le dialogue."

Géographie "subjective"



Mais les Treize arches n'ont pas pour autant attendu ces colloques pour partager la terre au quotidien avec des actions comme le jardin potager à Tujac en partenariat avec le centre socioculturel Jacques Cartier. Carte subjective de Rennes réalisée avec les enfants. DRL'EPCC accueillera aussi dans le courant de l'année en résidence Catherine Jourdan qui dressera avec l'aide les enfants une carte "subjective" de la ville. "Elle représente la vision qu'a une personne ou un groupe de son territoire, de sa ville, à un temps donné. Elle ne se base pas sur des données réelles, comme la distance, la disposition des lieux, mais sur les impressions des habitants. On y retrouve les souvenirs, les histoires des lieux intimes ou non, les idées hâtives, les croyances... Cette carte pointe aussi bien les espaces rêvés que ceux du quotidien", explique la conseillère artistique. Vous pouvez en découvrir cette démarche sur le site de cette "géographe subjective" en cliquant ici. Une façon de revisiter sa ville de façon ludique et originale.

Plus d'infos au 05.55.88.15.25 et sur le site lestreizearches.com dans la rubrique Art, science et nature.