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Catherine Frot a régalé son public

  • Publié le 04/09/2012 à 14:55
  • Par Marie Christine MALSOUTE

Catherine Frot entourée de Danièle Mzet-Delpeuch (inspiratrice du film) et du réalisateur Christian Vincent lors de l'avant-première du film Les saveurs du Palais



Salle comble pour l'avant-première du film Les saveurs du Palais en présence de Catherine Frot. L'actrice principale a régalé son public. Lot de consolation pour tous ceux qui n'ont pu avoir de place, le cinéma Rex prévoit une nouvelle soirée spéciale pour la sortie nationale, le 19 septembre, sans la comédienne ni le réalisateur Christian Vincent, mais toujours avec Danièle-Mazet-Delpeuch, la cuisinière périgourdine qui a inspiré cette comédie, et peut-être même Charlou Reynal qui apparaît dans le film.



Avant-première des Saveurs du palaisVoilà bien un film qui vous met en appétit. On y voit défiler les plats comme dans une ode à la gastronomie française: brouillade de cèpes au cerfeuil, poularde au saumon, choux farci demi-deuil, filet de bœuf en croute de sel... Et l'on ne vous parle pas de tous les accommodements possible de la truffe. On en ressort avec une furieuse envie de goûter, là, toute de suite, à cette savoureuse cuisine dont il ne manquait que le fumet. Avec aussi le désir de se mettre aux fourneaux, d'apprendre à concocter ces chefs d'œuvres d'une gastronomie d'autrefois qui fleure bon le terroir et l'apparente simplicité. Sans chichi.

Catherine FrotIl faut y reconnaitre le talent de Catherine Frot, toujours aussi truculente mais absolument pas versée cuisine. "Je ne sais pas faire grand chose, mais j'adore manger et j'aime les bonnes choses. Mon gros challenge était d'être à l'aise dans la cuisine, que ça fasse naturel." Et ça sonne juste. L'élève a eu un bon maître, en l'occurrence l'inspiratrice de cette histoire, Danièle Mazet-Delpeuch, celle qu'un certain Président, François Mitterrand, épicurien amoureux du terroir, dédié à la cuisine de sa grand mère, recrute à l'époque à l'Elysée pour s'occuper de ses repas personnels. Catherine Frot et le réalisateur Christian Vincent Pas une tête étoilée, une chef sortie de nulle part. Enfin si, de sa ferme et de ses animaux. On vous passe les étincelles qui peuvent jaillir entre les ors et les arcanes du pouvoir et ce personnage bien trempé, au savoir familial, vivant son métier, peu habituée aux jeux de courbettes et au protocole.

"Le scénario m'a tout de suite plu et j'ai rencontré Danièle. Cette femme libre, cette aventurière qui n'a pas peur d'avancer, m'a tout de suite interpelée, je me suis sentie habitée par elle", raconte l'actrice. "Hortense, dans le film, est un peu d'elle, un peu de moi, une troisième personne. C'est très difficile de démêler les influences réciproques", modère la comédienne. "Elle a créé une femme superbe, créatrice, libre. Je ne sais pas si je suis ça", répond l'inspiratrice. Mais la chef se veut sûre d'une chose: "Catherine est cuisinière dans l'âme, elle est suffisamment gourmande et c'est un point de départ."

Danièle Mazt-Delpeuch et Catherine Frot, une admiration partagéeA la fin du film, le public était d'ailleurs sous le charme de ces deux femmes se tenant par la main, avec complicité et admiration réciproque. "C'est un film plein de délicatesse. Je trouve que la cuisine est belle, c'est régalant et on a faim après", résumait Danièle. Pour le réalisateur Christian Vincent, il s'agit aussi "d'une histoire de transmission" qui "parle à sa manière du travail et de la reconnaissance du travail". Dans le film, tout commence à l’autre bout du monde. La chef (cuistot) d’une petite colonie scientifique fait ses valises après un an sur place. Les rumeurs courent: elle aurait auparavant servi le Président. L'histoire balance ainsi entre ces deux univers opposés, entre l'Artique et l'Elysée, rudes chacun à sa façon. On y reconnait aussi quelques paysages (des figurants aussi) bien de chez nous puisque quelques scènes de cette comédie ont en effet été tournées dans la région. D'où quelques commentaires pendant la projection.

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