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Rentrée: « Des mesures satisfaisantes mais insuffisantes »

  • Publié le 14/09/2012 à 09:11
  • Par Jennifer BRESSAN


Comme à chaque rentrée, la FSU 19 et ses syndicats enseignants ont dressé un premier bilan de la rentrée. "Le vrai changement c'est pour quand?", ont-ils questionné hier lors d'une conférence de presse qui s'est tenue dans leurs locaux.

Satisfaisant mais pas suffisant, de l'avis des syndicats enseignants FSU 19 réunis hier pour dresser un premier bilan de la rentrée scolaire.

Exemple, dans le premier degré: "Tandis qu'une cinquantaine de postes de professeurs des écoles a été supprimée en Corrèze, le plan d'urgence de Vincent Peillon a permis de recréer trois postes. Une nouvelle accueillie avec satisfaction," commente Nathalie Rivière, co-secrétaire départementale SNUipp.

Reste que le compte n'y est pas. Car les 47 postes finalement supprimés ont "simplement assassiné les réseaux d'aide, ont rayé de la carte cette spécificité corrézienne qu'étaient les réseaux ruraux d'éducation. Ceci est le résultat de la politique menée par le gouvernement précédent et qui fait qu'aujourd'hui, il ne fait pas bon être en difficultés en milieu rural", conclut la co-secrétaire départementale.



Satisfaisant mais pas non plus suffisant du côté des collèges et des lycées. "Dans de nombreux établissements de Corrèze, les effectifs frôlent les seuils", rappelle Ben Aboubacar, co-secrétaire départemental du SNES. "Y compris en zone d'éducation prioritaire." Et souvent, la suppression de postes entraîne des regroupements de classes sur les cours de troncs communs, regroupements qualifiés par le SNES "d'anti-pédagogiques".

Quant à l'enseignement professionnel, "il paye aussi un lourd tribut", a estimé Béatrice Gauthier. "Les réformes du bac pro qui s'est vu amputer d'une année et qui a subi une réduction horaires ont déjà monté leurs limites: "Une baisse de reçus de 6 % a d'ores et déjà été mise en évidence. "Et c'est sans compter le fait que les jeunes passent désormais 22 semaines en stage, soit quatre de plus qu'auparavant: ils sont donc de moins en moins à l'école tandis que côté enseignants, beaucoup d'affectations ont été tardives et temporaires", résume Béatrice Gauthier.

"C'est d'une toute autre ambition dont l'école corrézienne a besoin", avance Nathalie Rivière, "et ce sera le fil rouge de l'action syndicale de cette année scolaire en termes d'amélioration des conditions de travail, de rythmes scolaires ou encore de refondation de l'école, décidée au niveau national. On est censé travailler sur le défi du numérique avec les TBI et les tablettes." Parce que les syndicats du second degré FSU estiment qu'il y a bien plus à aborder, ils organisent les états généraux sous la forme de débats tenus dans chaque collège et lycée de Corrèze. Une synthèse académique sera faite à Limoges à la mi-octobre et une délégation envoyée à Paris, le 25.

"Pour l'instant, nous sommes dans l'attente mais on va nous entendre", termine Jean-Louis Puydebois, secrétaire départemental, rappelant une position phare de la FSU: que les personnels de l'enseignement soient associés aux réflexions car "ce sont eux les acteurs du changement."