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Débardage à cheval au cœur de Brive

  • Publié le 06/11/2012 à 14:53
  • Par Marie Christine MALSOUTE

 


On voit plutôt ce type de débardage en forêt, là où le terrain ne se prête pas à la mécanisation. Moins en zone urbaine. Pourtant, c'est en plein cœur de Brive, derrière l'espace des Trois provinces que deux magnifiques juments ardennaises sont attelées à la tâche. Elles aident hommes et machines à dégager des arbres tombés ou menaçant de chuter sur les berges.



Cela s'appelle du débardage à traction animale, une pratique ancienne mais pas pour autant désuète. L'opération nécessite une grande technicité et un dressage spécifique. "L'utilisation du cheval permet de pouvoir travailler dans des lieux difficiles d'accès pour des machines plus volumineuses et moins maniables", explique Jean-Yves Boudin, spécialiste du débardage en Haute-Vienne. C'est son entreprise individuelle de travaux forestiers qui intervient actuellement sur les berges de la Corrèze, en contrebas de la voie verte qui n'aurait pu supporter de gros engins de chantier. Le SIAV (Syndicat intercommunal d'aménagement de la Vézère) a donc fait appel à ce procédé plus respectueux des lieux.

Hommes et chevaux ont deux jours pour dégager des arbres, de vieux peupliers et saules, qui sont tombés ou menacent de le faire. Le terrain est pentu. Qui plus est il pleut, le sol glisse, ce qui ne facilite pas la manœuvre. "Le cheval offre une bonne force de traction et une étonnante mobilité", assure le forestier qui s'est fait l'avocat de cette spécificité.Les machines prennent ensuite le relais. Leur association offre ainsi un véritable duo de performance. "Ce débardage à cheval est très performant, mais son recours dépend surtout de la volonté des élus."