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Philippe Geluck: « le Chat reste une friandise »

  • Publié le 10/11/2012 à 10:59
  • Par Michel DUBREUIL
Philippe Geluck est allé ce matin à la rencontre de ses lecteurs. Le créateur du Chat a su les séduire par son humour et sa sensibilité.

Les spectateurs venus ce matin dans la grande salle du théâtre à la rencontre de Philippe Geluck n'ont pas été déçus. Le père du Chat s'est livré durant une heure avec l'humour, l'intelligence et la curiosité qu'on lui connaît. Sur ses genoux, le 17e album de son célèbre personnage intitulé Le Chat Erectus. Couvert de peaux de bêtes, le Chat tient une massue dans la main et laisse tomber ce constat mémorable, "j'ai le gourdin"...

Près de 30 ans après sa naissance (29 pour être très précis), le Chat, être hybride "mi Bratt Pitt, mi-sergent Garcia", animal tellement humain, tient toujours le haut du pavé, sans lassitude aucune pour son créateur: "12.000 gags ont paru, et je pense que j'en ai autant dans le chapeau. Ce qui me stimule c'est la page blanche. Pour moi le Chat reste une friandise".

La lassitude, il l'a en revanche ressentie à la suite de ses nombreuses expositions télévisuelles en compagnie de Michel Drucker et Laurent Ruquier. "Je me suis retiré de ces médias qui peuvent nous brûler et nous faire perdre le sens des réalités. J'avais aussi le sentiment d'avoir accompli un cycle et je ne voulais pas tourner en rond. Mes pulsions m'amènent toujours vers la nouveauté".

Avec en plus le souci de rester au contact de sa famille. Un élément important dans la vie de Philippe Geluck qui avait  abandonné sa carrière de comédien, "pour ne pas rater l'histoire racontée à mes enfants le soir, ni leurs réveils le matin".

Pour la première fois, ce 17e album verra dans ses pages quelques références à l'actualité. Une demande faite souvent à l'auteur qui jusque là se méfiait un peu du caractère éphémère d'un tel exercice. Cette heure a été aussi l'occasion de rappeler que rire des choses graves n'altérait en rien leur compréhension. "Je suis un type  qui fait des claquettes dans un train lancé à toute vitesse vers un précipice", a conclu Philippe Geluck.