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Les services à la personne tracent leur avenir

  • Publié le 06/12/2012 à 15:26
  • Par Marie Christine MALSOUTE


Les services à la personne ont connu ces dernières années une forte croissance. Le secteur semble promis à un bel avenir tant les besoins vont croître, liés notamment à la dépendance, mais ces services touchent aussi la famille (soutien scolaire, garde d'enfants) et la vie quotidienne (ménage, jardinage...). "Un secteur en développement mais qui peine à être rentable", résume Jean-Louis Nesti, président de la CCI Corrèze. Reste à la profession à mieux se structurer et innover. Pour l'y aider, les CCI du Limousin organisent une journée d'information et de formation le mercredi 12 décembre à l'immeuble consulaire de Brive.





Cette journée qui s'adresse aux professionnels du secteur comme aux porteurs de projets, se déroulera en deux temps: le matin une table ronde et l'après-midi pas moins de 5 ateliers qui vont de comment s'installer à soigner la qualité ou fidéliser la clientèle. Car, il faut reconnaître que ces services, encouragés par les pouvoirs publics, ont connu un grand boum. "Presque 14% des ménages y ont recours et ça va croître et s'embellir", quantifiait ce matin en conférence de presse Marc Giacomini, président de la chambre régionale de commerce et d'industrie. Du fait de sa démographie, le Limousin a vu un bel essor de ces activités qui représentent 6,9% de la population salariée contre 4,9% au niveau national.

Le consulaire régional parle d'un "enjeu majeur". S'il y aura "trois fois plus à faire" notamment dans le domaine de la dépendance, pyramide des âges oblige, "les services à la vie quotidienne sont ceux qui vont croître le plus". Le Limousin veut être précurseur dans ce domaine où les entreprises représentent 50% de l'offre (les associations 34,6%). La CCI de la Corrèze a d'ailleurs publié en avril dernier une étude qui a permis de relever les leviers sur lesquels agir. "Le secteur est en développement mais peine à être rentable", explique le président corrézien. Un problème de marge lié à la masse salariale qui représente 80% du budget de ces entreprises. Pour les deux présidents consulaires, "il faut aider les entreprises à être plus performantes, à travailler en réseau et à offrir des services différenciés". Un enjeu qui passe par la professionnalisation et la formation. Par l'innovation aussi: "Il faut trouver des nouveaux modes d'intervention pour un service le plus adapté possible et qui anticipe les évolutions futures".

Des évolutions qu'ont bien perçues Audrey Fournial de l'Age d'or service, également présidente d'un groupement des entreprises de service à la personne en Corrèze et Sabine Obry de l'agence Temporis à domicile. Notamment dans les prestations dites "confort": "Nous vendons de l'oxygène à des personnes qui sont très prises par leur activité professionnelle et nous personnalisons le service au plus près." Chacune d'insister sur cette notion de service: "On facilite la vie en améliorant le quotidien. Au delà de l'acte technique, il y a un aspect humain primordial".