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Le conseil de quartier « grand centre » se fait force de propositions

  • Publié le 30/06/2009 à 12:29
  • Par Olivier SOULIÉ
Les conseillers de quartier "grand centre" se réunissaient hier soir dans l'ancienne salle du conseil municipal

Les différents groupes de travail du conseil de quartier "grand centre", présidé par le maire-adjoint Philippe Lescure, ont présenté hier soir les résultats de leur réflexion. Juste avant, le commissaire Edith Minier avait évoqué les chiffres de la délinquance en centre-villeLe groupe "dynamisation du centre-ville" souhaite "voir avancer le projet de halle alimentaire permanente place de Lattre de Tassigny, la valorisation des commerces de bouche, la création d'un espace commercial attractif en centre-ville et la rénovation de la halle Brassens".

Philippe Lescure, maire-adjoint en charge de l'action municipale grand centre, présidait la réunionSelon le groupe "animations", il faudrait "plus d'illuminations et de décorations de Noël, sur une durée allongée". En été, selon le conseil de quartier, "il manque une animation majeure style festival". Dans le même temps, le groupe "animations" souligne le doublement de la durée de Brive Plage Festiv'all, qui passe d'une à deux semaines cette année.

Suggestion des conseillers "grand centre" : créer une fresque géante qui serait faite par un public varié et intergénérationnel et qui pourrait ensuite être vendue à la découpe ou aux enchères. 

Les conseillers de quartier en charge de la réflexion sur les aménagements urbains croient fort en un aménagement de la rue Gambetta, après une concertation "comme celle qui a eu lieu sur l'avenue de Paris". Ils la voient "toujours accessible à la circulation et proposant des commerces de bouche". 

Les trois projets d'aménagement de la Guierle et de l'avenue de Paris ont été présenté aux conseillers de quartier

Le parvis de la collégiale Saint-Martin devrait, selon eux, "être refait sur le modèle du parvis de la cathédrale de Tulle", et "les logements vacants du centre-ville devraient être réhabilités et rénovés". 

Le groupe "circulation et stationnement" souhaite "une expérimentation de piétonisation temporaire, journalière ou hebdomadaire" et souligne "l'importance de la mixité de l'espace entre vélos, bus, voitures et piétons".

Enfin, les conseillers de quartier ont déploré "des problèmes d'insécurité et d'incivilité dans certaines rues". Edith Minier, commissaire de Brive, était présente et a entendu ce propos.

En ouverture de la réunion, elle avait d'ailleurs évoqué la délinquance en centre-ville. Sur les cinq premiers mois de l'année, les policiers sont intervenus 1.030 fois.

Edith Minier, commissaire, et Philippe Lescure

"Du 1er janvier à fin mai, 709 infractions ont été constatées en centre-ville, ce qui représente presque la moitié des faits de délinquance sur Brive." Dans le détail, quelques points positifs se font jour : "on est passé de 183 faits de dégradation (toujours entre le 1er janvier et fin mai) en 2008 à 137, de 49 à 35 pour les cambriolages et de 44 à 34 pour les vols à la roulotte, de 35 à 27 pour les vols de véhicules".

Par contre, on passe "de 56 à 90 faits pour la délinquance liée à l'économie, de 16 à 43 vols à l'étalage et de 37 à 47 faits de consommations de stupéfiants". Pour Edith Minier, "ces derniers chiffres sont surtout représentatifs de l'activité des fonctionnaires de police car, plus on interpelle, plus les chiffres augmentent".

Les vols avec violence passent de 11 à 17 faits, et les coups et blessures volontaires restent stables à 36 faits.

"On constate, et c'est une "bonne "nouvelle, qu'il y a plus de dégradations contre les biens que de violences contre les personnes", a souligné le commissaire. "On voit aussi que les vols avec effraction et à main armée ont tendance à augmenter. Ceci s'explique par la proximité de deux autoroutes qui permettent à des délinquants de faire de véritables raids et de fuir rapidement".

Pour faire baisser la délinquance en centre-ville, Edith Minier "attend beaucoup de la video surveillance, qui pourrait être mise en place par les commerçants ou par la municipalité dans les parkings, car ce système est dissuasif".