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Secours catholique, un Bison prend les rênes

  • Publié le 19/02/2013 à 09:00
  • Par Patrick MENEYROL


Le Secours catholique de Corrèze a un nouveau président. Un homme qui connait bien Brive puisque avant de terminer sa carrière militaire comme général, il fut le commandant du 126e RI. Aujourd'hui à la retraite, il a décidé de donner bénévolement de son temps pour les plus démunis.

"Même si je ne suis pas originaire, je suis revenu en Corrèze après ma carrière militaire, car c'est un coin que j'adore". Christian Renault a posé ses valises de jeune retraité du côté de Varetz. Déjà très engagé dans la vie associative et paroissiale, et sa femme faisant partie du Secours catholique depuis plus d'un an maintenant, c'est tout naturellement, à 69 ans, qu'il a répondu à l'appel. Pas celui de Dieu, mais celui de l'évêque de Tulle qui a vu en lui les qualités et compétences nécessaires pour occuper la présidence départementale du mouvement, une place vacante depuis de longs mois. Comme pour sa carrière militaire, "c'est l'esprit de service qui a motivé mon choix d'accepter ce poste", affirme t-il, en précisant, "je ne me voyais pas passer ma retraite à cultiver mon jardin ou devant la télé".

Avec ses 50 bénévoles, Brive est la plus importante des 8 équipes corréziennes qui accueillent, écoutent, aident et accompagnent les personnes en difficultés sociales ou autres. Les actions sont nombreuses et en général définies par les instances régionales ou nationales de l'association. Au-delà de l'écoute, primordiale pour tous, elles peuvent cibler également des problématiques plus concrètes. Cela va des malheureusement traditionnelles distributions de repas, par l'aide alimentaire d'urgence ou l'épicerie sociale de l'association, ou celles de vêtements, à la constitutions de dossiers administratifs ou financiers, à l'apprentissage du français, l'accompagnement scolaire, ou encore des ateliers pour enfants et adultes. Sur Brive, une nouvelle action est en cours de montage, l'accompagnement au retour à l'emploi. Pour Christian Renault, "il ne s'agit pas de se substituer à Pôle emploi, mais de donner à la personne les moyens de se présenter à son avantage et de répondre le mieux possible à un rendez-vous d'embauche".